L'épargne boursière

L’épargne boursière est constituée essentiellement de placements négociables en bourse. Sa rentabilité reste étroitement liée à l’évolution des marchés financiers.

Ces placements, appelés titres ou valeurs mobilières prennent la forme d’actions, d’obligations ou d’organismes de placement collectif (OPC). Ils se logent dans des supports d’épargne très variés : compte titres ordinaire (CTO), plan d’épargne en actions (PEA), plan d’épargne entreprise (PEE), plan d’épargne retraite (PER), contrat d’assurance-vie, etc.

L’épargne boursière se souscrit auprès des banques et assurances agréés en France par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR ). L’ACPR supervise les secteurs bancaires et d’assurances. Et, elle veille à la préservation de la stabilité du système financier et à la protection des clients.
Un autre organisme, l’autorité des Marchés Financiers (AMF) veille à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés.

Sommaire

Pourquoi investir en bourse ?

L’épargne boursière vous permet de réaliser plusieurs objectifs :
  1. Diversifier vos placements, en vertu de l’adage : ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier.
  2. Constituer un patrimoine financier à moyen et long terme.
  3. Valoriser vos capitaux grâce à des revenus réguliers et des plus-values potentielles.
  4. Optimiser votre situation fiscale en bénéficiant d’avantages fiscaux spécifiques.

Les Français et l'épargne boursière

Seulement 18% des épargnants français possèdent des valeurs mobilières, alors que près de 84% possèdent un livret d’épargne.
Le faible taux de possession et le peu d’engouement des français pour les valeurs mobilières s’explique par 3 raisons principales :
  1. L’épargne boursière s’avère risquée pour 68% des personnes interrogées. En effet, 54% des épargnants refusent tout risque sur leurs placements.
  2. Le placement en actions semble difficile pour 53% des personnes interrogées. La majorité des français pense que le placement en actions est réservé à des gens qui s’y connaissent et qui ont beaucoup d’argent. Et d’autre part, qu’il faut lui consacrer beaucoup de temps.
  3. L’ épargne boursière n’intéresse pas la majorité des français (61%). En outre, ils n’ont pas confiance envers les placements en actions (64%).

Cependant, quand on demande aux français si les actions sont une bonne idée, pour diversifier leurs placements, 56% répondent : bonne et très bonne idée.
Alors, il y a encore de l’espoir pour l’épargne boursière, mais à condition de chasser les fausses idées reçues !

Le marché Boursier

Comment investir en bourse ?

L’investissement en bourse se réalise de 2 manières différentes :
  1. En direct : si vous négociez et gérez, vous même, des valeurs mobilières sur les marchés financiers.
  2. Indirectement, en souscrivant des parts ou des actions d’Organismes de Placement Collectif (OPC), pour profiter d’une gestion professionnelle.

Les principales valeurs mobilières

On distingue 5 catégories de titres accessibles aux particuliers : les parts sociales, les obligations, les actions, les OPC (organismes de placement collectif) et les Trackers ou ETF (Exchange Trade Funds).

1. Les parts sociales

Une part sociale constitue une part de capital d’une banque française mutualiste ou coopérative. Toutes les banques françaises de ce type émettent des parts sociales.
En pratique, en tant que sociétaire d’une telle banque, vous bénéficiez de 2 droits :
1. Voter en Assemblée Générale selon le principe : un homme = une voix, quelque soit le nombre de parts que vous possédez.
2. Percevoir un intérêt ou dividende correspondant à une partie du bénéfice de la banque. Le montant versé est voté annuellement par l’Assemblée Générale.

2. Les obligations

Une obligation représente une partie d’un emprunt émis sur les marchés financiers. Les Etats, les collectivités locales et les entreprise publiques ou privées émettent la majorité des obligations.
En souscrivant une obligation, vous consentez un prêt à un taux et sur une durée, dont les conditions sont connues au départ.
En contrepartie, vous recevez une rémunération annuelle (le coupon). Si vous conservez votre obligation jusqu’à son échéance, vous récupérez votre capital initial, sauf en cas de faillite de l’émetteur.
Avant leur échéance, vous pouvez revendre vos obligations, aux conditions du marché financier. Dans ce cas, vous risquez une perte de capital. Mais, vous ouvrez aussi, une possibilité de plus-value. Cependant, les risques et les gains d’une obligation se situent dans des proportions bien moindres que lors de la revente d’une action.

3. Les actions

Une action constitue un titre de propriété représentant une part de capital de la société qui l’a émise.
En étant actionnaire (porteur d’une action), vous percevez des dividendes, qui correspondent à une partie des bénéfices de la société. Et, vous avez le droit de voter aux Assemblées Générales.
La valeur d’une action cotée en bourse augmente ou diminue au gré de l’évolution de l’activité de la société, de son marché et de son cours. C’est pourquoi, les actions constituent des produits financiers à risques.

4. Les Organismes de Placement Collectif (OPC)

Les organismes de placement collectif (OPC) collectent des fonds auprès des épargnants, pour les investir en valeurs mobilières (actions, obligations, etc.). Seuls, des professionnels agréés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ont l’autorisation de gérer ces fonds.
En souscrivant des parts d’OPC, vous accédez à un portefeuille de titres, en commun avec d’autres investisseurs.
Les OPC, appelés communément fonds d’investissement, interviennent sur des marchés financiers très diversifiés. Certains fonds investissent sur des placements monétaires ou obligataires, d’autres sur des actions ou des actifs immobiliers.

Les OPC se répartissent en 2 grandes catégories :
  1. Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM). Ils prennent la forme juridique d’une Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV) ou d’un Fonds Commun de Placement (FCP).
  2. Les Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA). Ce sont les autres Organismes de Placement Collectifs (OPC) agrées par l’AMF. Tels que les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) ou les société civiles de placement immobilier (SCPI).

5. Les Trackers

Les Trackers ou ETF (Exchange Traded Funds) sont des Organismes de Placements Collectifs (OPC) cotés en bourse.
Les ETF ont pour objectif de reproduire l’évolution d’un indice boursier, d’une devise ou d’un panier de matières premières.
A cet effet, le portefeuille d’un Tracker comprend essentiellement des valeurs mobilières qui reflètent parfaitement celles de l’indice auquel il se réfère.

Fonctionnement de la bourse

La bourse constitue le lieu de négociation des instruments financiers. Interviennent en bourse, d’une part, les Etats et les entreprises qui recherchent des capitaux. Et, d’autre part, les investisseurs professionnels ou particuliers qui ont des capitaux à placer.
Les négociations s’effectuent sur des marchés financiers très diversifiés, présents dans la plupart des pays qui possèdent une ou plusieurs bourses.
En outre, chaque jour, les indices boursiers publiés permettant de suivre et de comparer l’évolution des cours de l’ensemble des places financières mondiales.

Les différents marchés financiers

Marché monétaire ou financier

En bourse, les titres se négocient sur 2 grands marchés :

1. Le marché monétaire, sur lequel se négocient les valeurs à court terme. Notamment, les obligations à court terme, les titres de créance négociables, les bons du Trésor, les certificats de dépôt émis par les banques, etc.
2. Le marché financier, sur lequel se négocient les valeurs à moyen et long terme : les actions, les obligations, les Trackers, les titres composant les portefeuilles des OPC, etc.

Marché primaire ou secondaire

En France, les emprunts d’Etat, les actions et les obligations des organismes émetteurs sont introduits en bourse sur le marché primaire, à leur prix d’émission.
Ensuite, ces valeurs s’échangent sur les marchés secondairesorganisés par l’entreprise de marché Euronext et contrôlés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Sur la place financière de Paris, il existe plusieurs marchés dont le principal est le marché réglementé d’Euronext Paris. Organisé en différents segments (actions, obligations, Trackers), Euronext comprend des compartiments liés à la taille des entreprises (A, B, C).
Le marché obligataire secondaire enregistre les transactions de gré à gré, effectuées par le biais des intermédiaires financiers agréés.

Cotation des valeurs mobilières

La bourse est le lieu d’échange des valeurs mobilières entre les acheteurs (la demande) et les vendeurs (l’offre). Ceux-ci s’entendent sur un prix (un cours). Car, les acheteurs essaient de payer le prix le plus bas et les vendeurs de vendre au prix le plus haut possible.

C’est pourquoi, le cours d’une action varie, constamment, en fonction des quantités relatives de demandes d’achat et de mises en vente sur le marché. Le cours d’une action peut monter pendant plusieurs séances de bourse, puis descendre soudainement.
Pour les obligations, la fluctuation des cours est principalement liée aux variations des taux d’intérêt enregistrées sur les marchés financiers.

Les cotations

Les cours cotés résultent de la confrontation des ordres d’achat et de vente présentés par les intermédiaires financiers. La cotation des valeurs sur Euronext Paris s’effectue par le biais d’un système informatique :
  • En continu, pour les actions les plus échangées. Elles s’acquièrent ou se revendent tout au long de la journée.
  • Au fixing, c’est-à-dire à un moment donné (une à deux fois par jour) pour les actions faisant l’objet d’échanges moindres.

Lorsque le processus de cotation d’une valeur mobilière se termine, le cours s’affiche. Ainsi que tout le monde en connaît le dernier prix.

Les indices des marchés financiers

Les indices servent à mesurer l’évolution des cours et des taux sur les marchés, à court, moyen et long terme.
Ils sont établis et mis à jour quotidiennement. Pour les actions, à partir d’un échantillon de valeurs pondérées selon leur capitalisation. Pour les obligations, à partir des taux pratiqués sur les marchés financiers.

Les indices sont des outils de référence, des baromètres qui servent à comparer la valorisation ou le rendement de n’importe quel actif financier. Ainsi, ils facilitent la gestion d’un portefeuille.
La plupart des indices se calculent en points ou en pourcentage de taux

Négociation des valeurs mobilières

Pour acheter ou vendre des valeurs mobilières, vous passez des ordres auprès des prestataires de services d’investissement (banques ou entreprises agrémentées).
Au préalable, en plus de votre compte chèques, vous devez ouvrir un compte titres ordinaire (CTO) ou un plan d’épargne en actions (PEA) pour y déposer vos titres.

Passer un ordre de bourse

Vous pouvez passer un ordre de bourse, soit par téléphone auprès de votre intermédiaire (en confirmant par écrit), soit en utilisant son service en ligne (le plus facile et le moins cher). Mais surtout, vous devez lui indiquer un certain nombre d’informations :
  • la valeur concernée (action ou obligation),
  • le nom du titre et son code ISIN,
  • le nombre de titres à négocier,
  • le sens de l’opération (achat ou vente).
Il faut également préciser le type d’ordre que vous passez, dont les plus répandus sont les suivants :
  • à cours limité : vous déterminez une limite du cours d’exécution, soit un cours maximum pour un achat, soit un cours minimum pour une vente.
  • à la meilleure limite : l’ordre d’achat est exécuté au prix de la meilleure offre et l’ordre de vente au prix de la meilleure demande.
  • au marché : pas de limite stipulée, l’ordre est traité en priorité dans les plus brefs délais, au cours d’ouverture ou de la séance.
  • à seuil ou à plage de déclenchement : l’exécution de l’ordre est déclenchée dès que le cours fixé est atteint.

Précision : Un ordre de bourse risque de ne pas être exécuté si le nombre de transactions sur un titre est trop faible. Ou encore, tant que les cours fixés ne sont pas atteints.

2. L’exécution de l’ordre de bourse

Si vous êtes acheteur, dès que l’ordre est exécuté, votre compte espèces est débité et les nouveaux titres sont ajoutés à votre portefeuille.
Si vous êtes vendeur, votre compte chèques sera crédité du montant de la transaction.
Un avis d’opéré vous est adressé une fois l’ordre exécuté. Il récapitule toutes les caractéristiques de l’ordre.
A savoir !  Le service de règlement différé (SDR) vous permet d’acheter ou de vendre des titres à terme.
Ainsi, vous reportez leur livraison et leur règlement au dernier jour de la bourse du mois courant.
Renseignez-vous auprès de votre intermédiaire pour bénéficier de ce service.

Particularités de l'épargne boursière

Les particularités de l’épargne boursière comprennent 5 critères importants pour les épargnants : la rentabilité, la sécurité, la disponibilité, la fiscalité et la transmission.
En outre, ces critères servent à comparer facilement les diverses catégories d’épargne financière.

Rentabilité de l'épargne boursière

La valorisation de votre patrimoine est directement liée à la rentabilité de vos placements.
Mais, sous peine de vous appauvrir, vos placements doivent rapporter suffisamment. D’une part, pour couvrir le montant des frais et des impôts à payer. Et, d’autre part, pour compenser l’érosion monétaire (l’inflation).
Alors, qu’en est-il de l’épargne boursière ?

Les gains de l’épargne boursière

En général, la finalité d’un investissement consiste à percevoir des revenus et valoriser le capital. Le placement en valeurs mobilières y contribue en procurant 2 catégories de gains : des intérêts (ou dividendes) et des plus-values potentielles.

Les intérêts ou dividendes

Les intérêts (ou coupons) annuels correspondent à la rémunération versée par les obligations. Et, les dividendes correspondent à la partie des bénéfices distribués aux actionnaires par les sociétés.

Les plus-values potentielles

Les plus-values correspondent aux gains réalisés à la revente de valeurs mobilières, si leur prix de vente est supérieur à leur prix d’achat. Par contre, si les valeurs sont vendues à perte, il s’agit d’une moins-value.
NB. Les OPC de distribution reversent aux porteurs de parts les revenus encaissés dans leur portefeuille. Par contre, les OPC de capitalisation réinvestissent les gains, ce qui génère l’augmentation de la valeur des parts.

Le niveau de rendement de l’épargne boursière

Statistiquement, l’épargne boursière fait partie des secteurs financiers les plus rentables sur le long terme.
Sa bonne rentabilité est due au niveau élevé des intérêts et des dividendes versés par les sociétés. Et aussi, à l’évolution positive des cours boursiers, malgré quelques périodes de crises (cracks).

1. Rendement des obligations

Le graphique ci-dessous montre l’évolution des taux de rendement des emprunts internationaux, sur les 20 dernières années.
On constate que les taux ne cessent de chuter et qu’il existe des disparités selon les pays. En 2021, le niveau de taux le plus bas se situe au japon et dans la zone Euro (0,3%). Et, particulièrement en France, dont les taux obligataires sont inférieurs à ceux du livret A.

Evolution des taux d'intérêts à long terme sur 20 ans (source OCDE)

2. Rendement des actions

Sur les 12 dernières années (du 1/1/2010 au 31/12/2021), l’indice de la Bourse de Paris (CAC 40) a progressé (en moyenne) de 6,01% par an. Et, l’indice CAC 40 GR (comprenant les dividendes réinvestis), a progressé de 9,56% par an.
Dans le même temps, les indices boursiers des autres places financières mondiales ont davantage progressé. En effet, les performances des OPC indiciels d’actions internationales se sont élevées (en moyenne) à 8,30% par an.

Evolution des bourses mondiales sur 20 ans (source OCDE)

3. Performances des d'OPC

Sur les 12 dernières années (du 1/1/2010 au 31/12/2021), les performances annualisées des diverses catégories d’organismes de placement collectif ont été les suivantes :
  • Actions : 8,03% ;
  • Indiciels : 8,30% ;
  • Autres : 4,57% ;
  • Mixtes : 3,56% ;
  • Obligations : 1,84% ;
  • Monétaires : 0,09%.

Ces performances sont calculées nettes de frais de gestion, hors frais d’entrée ou de sortie (source Banque de France).

Cependant, il faut relativiser les dernières performances du placement en actions. Car elles dépendent essentiellement de la date et de la durée de l’investissement. Et notamment, du cycle au cours duquel l’investissement a été réalisé et conservé (cycle haussier ou baissier).
En outre, les performances passées ne préfigurent pas les résultats futurs !

Performance des OPC toutes catégories (source Banque de France)

Frais sur les valeurs mobilières

Les transactions sur les valeurs mobilières et leur conservation engendrent 3 types de frais : frais de courtage, droits de garde et droits divers.

Frais de courtage

Il s’agit des frais prélevés par l’établissement financier lorsque vous passez des ordres d’achat et de vente de titres cotés (actions, obligations, parts d’OPC, etc…).
Ils correspondent au service fourni pour effectuer les transactions en bourse. Mais, ils sont très variables entre les banques et les courtiers en ligne. Ces frais sont forfaitaires ou proportionnels au montant de la transaction. Ils peuvent être assortis de frais fixes, principalement pour les ordres passés par téléphone ou en agence.

L’étude publiée par l’AMF, en mars 2020, nous indique le coût moyen des frais de courtage pour le passage d’un ordre sur Euronext Paris d’un montant de :
  • 1 000 € : coût 8,0 €, soit 0,80% auprès d’une banque de réseau ; contre 3,1 €, soit 0,31% chez un courtier en ligne.
  • 5 000 € : coût 28,1 €, soit 0,54% auprès d’une banque de réseau ; contre 8,3 €, soit 0,17% chez un courtier en ligne.
  • 10 000 € : coût 50,6 €, soit 0,51% auprès d’une banque de réseau ; contre 15,4 €, soit 0,15% chez un courtier en ligne.

En matière de placements comme pour d’autres types d’achats de biens de consommation, l’internet permet de réduire les coûts.
Il est nettement plus intéressant d’ouvrir un compte titres ordinaire (CTO) ou un  plan d’épargne en actions (PEAchez un courtier en ligne. En effet, les frais de courtage varient du simple au triple !

Droits de garde

Les banques de réseau facturent des droits de garde sur les comptes-titres ordinaires (CTO) et les plans d’épargne en actions (PEA). Alors que les courtiers en ligne n’en facturent pas. Mais certains facturent des frais d’inactivité si vous ne passez pas assez d’ordre. Lisez bien les conditions générales des tarifs !
Les droits de garde rémunèrent la conservation des titres et les opérations administratives effectuées par les banques. Le montant des droits diffère selon la nature des titres (actions, obligations, OPC…). Et, aussi, selon l’importance du portefeuille.
Par ailleurs, des frais fixes s’appliquent à chaque ligne détenue. Ils sont donc plus élevés pour un portefeuille composé d’un grand nombre de lignes. Enfin, les droits de garde sont parfois assortis d’une commission minimale par compte.

Toujours selon l’enquête réalisée par l’AMF, les droits de garde s’élèvent en moyenne :
  • sur un portefeuille de 10 000 € à 47,70 €, soit 0,48% (avec 5 lignes de valeurs en portefeuille) et à 65,6 €, soit 0,66% (avec 10 lignes de valeurs) ;
  • sur un portefeuille de 60 000 € à 142,4 €, soit 0,24% (avec 5 lignes de valeurs en portefeuille) et à 160,3 €, soit 0,27% (avec 10 lignes de valeurs).

NB. Les droits de garde sont déductibles des revenus financiers soumis à l’impôt sur le revenu, mais pas lorsqu’ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU).

Frais sur les placements collectifs

Si vous investissez dans des parts d’OPC, vous devrez payer plusieurs types de frais, en plus des droits de garde.
Notamment des droits d’entrée et des frais courants annuels de fonctionnement et de gestion. Ces frais diffèrent d’une catégorie de fonds à l’autre et d’un fonds à l’autre.
Les droits d’entrée sont prélevés sur le montant du capital versé. Ils correspondent à des frais de commercialisation des fonds.

Les frais courants de gestion des OPC français s’élèvent en moyenne à 1,3 %. Leur taux diffère selon la nature des fonds :
  • entre 1,20% et 1,70% (fonds actions).
  • de 0,50% à 1% pour les fonds obligations.
  • à 0,33% (fonds indiciels et Trackers).
  • environ 0,10% pour les fonds monétaires.

Quel est l’impact des frais sur la rentabilité ?

– Auprès des banques de réseau, la gestion courante d’un portefeuille de 60 000 € (réparti sur 10 lignes) engendre des frais de bourse de 0,60% à 0,80%. Soit, un coût total représentant 3 600 € à 4 800 € sur 10 ans.
– Auprès des courtiers en ligne, pour le même portefeuille de 60 000 €, les frais de bourse s’élèvent entre 0,15% et 0,20%. Soit, un coût total représentant 900 € à 1 200 € sur 10 ans.

Cependant, une diminution régulière des frais d’OPC a été constatée depuis plusieurs années, mais ils sont encore relativement importants.
Pour autant, l’enjeu de la compréhension des frais par les épargnants reste entier, car l’impact des frais sur le rendement de l’épargne investie demeure largement sous-estimé.
L’AMF dresse régulièrement le constat des difficultés des conseillers bancaires à présenter les frais de manière complète et transparente.
La réglementation européenne s’est renforcée depuis 2018. Elle exige que les investisseurs soient informés des frais sur les placements proposés avant d’y souscrire. Et, elle vise à leur donner les moyens d’évaluer dans la durée cet impact des frais.

Sécurité de l'épargne boursière

Une espérance de forte plus-value en capital est synonyme de prise de risque élevée (notamment sur les marchés boursiers). En recherchant une meilleure performance de vos placements, vous renoncez à une certaine sécurité.

Les risques du placement en bourse

Les placements en bourse présentent des risques de perte en capital. En effet, un portefeuille de valeurs mobilières est exposé à plusieurs types de risques.

Un risque émetteur

C’est un risque propre à chaque entreprise qui dépend de plusieurs facteurs. D’une part, de son environnement économique, de son secteur d’activité et de son mode de gestion. Et, d’autre part, de sa situation financière qui peut se détériorer et entraîner sa faillite. Le risque émetteur peut être partiellement éliminé, grâce à une diversification judicieuse des titres.

Un risque de marché
Le risque de marché est lié à l’évolution de l’économie en général et à la psychologie des investisseurs :
  • une période de taux d’intérêts élevés ou d’inflation peut faire baisser le cours des actions.
  • la croissance économique aura des conséquences positive sur le cours des actions. Par contre, ce sera l’inverse, en période de récession.
  • des chocs économiques ou politiques dans le monde peuvent avoir une incidence sur l’économie en général et sur le cours des valeurs, en particulier.
  • la confiance ou la méfiance des investisseurs à l’égard de l’économie ou de la bourse peut provoquer la hausse ou la baisse des marchés. Jusqu’à entraîner un crack boursier, dans le pire des cas.

Tous ces risques sont difficiles à éliminer totalement. Cependant, il existe des solutions pour diminuer les risques liés aux investissements en valeurs mobilières.
La principale solution consiste à diversifier votre investissement sur plusieurs valeurs (actions et obligations). Cela permet d’améliorer la performance globale de votre épargne, si la bourse progresse et de limiter les risques de perte, si elle baisse.
Il est admis qu’un portefeuille diversifié a de bonnes chances de procurer un rendement positif au bout de quelques années.

En outre, vous pouvez souscrire des parts d’Organismes de Placement Collectif (OPC). Ces fonds sont  gérés par des professionnels et ils sont généralement investis en actions diversifiées.
Une autre solution est d’avoir recours à un Tracker ou ETF (Exchange Trade Funds). C’est un OPC coté en bourse dont l’objectif est de suivre la performance d’indices boursiers. Les Trackers sont plus avantageux en termes de coûts de gestion. En effet, leurs frais s’élèvent en moyenne à 0,33% contre 1,20% à 1,70% pour OPC d’actions traditionnels.

La garantie des titres

Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) protège les investisseurs contre la défaillance de leur banque ou prestataire de services d’investissement. Il indemnise les clients sous certaines conditions et limites.
La garantie des titres couvre l’indisponibilité des instruments financiers tels qu’actions, obligations, parts d’OPCVM … jusqu’à 70 000 € par client et par établissement.
En savoir plus sur la garantie des dépôts et de résolution et ses exclusions  : www.garantiedesdepots.fr
Vous avez donc intérêt diversifier vos organismes financiers. D’une part, tous n’ont pas les mêmes niveaux de services ou de frais financiers. D’autre part, vous divisez les risques et augmentez vos garanties en cas de défaillance d’un ou plusieurs intermédiaires.

Disponibilité de l'épargne boursière

Un placement est considéré comme disponible ou liquide lorsque vous pouvez disposer des sommes investies :
  1. Quand vous en avez besoin, immédiatement ou très rapidement.
  2. Sous la forme d’espèces ou sur un compte de chèques.
  3. Sans risque de perte en capital ou de pénalité contractuelle, réglementaire ou fiscale.

La disponibilité de l’épargne boursière s’apprécie surtout lorsque vous pouvez vendre vos titres, à tout moment, et à un prix supérieur à leur prix d’achat.

Comment disposer du capital investi en bourse ?

Sachez qu’en général, l’épargne boursière n’est pas bloquée !
Si vous souhaitez récupérer votre capital investi en valeurs mobilières, vous devez, d’abord, vérifier leur dernière cotation. Ensuite, en fonction de l’évolution de leur valeur (gains ou pertes), vous déciderez si vous devez les conserver ou les vendre.
En pratique, cela dépend du mode d’investissement choisi : titres en direct ou sous la forme de parts d’OPC.

Vous possédez des valeurs mobilières en direct

La plupart des titres font l’objet d’une cotation journalière. Ainsi, vous pouvez acheter ou vendre des titres du jour au lendemain. Mais, leur prix dépendra de leur cotation, au jour de la transaction.
Pour récupérer le capital placé en actions ou obligations, vous devez passer un ordre de vente auprès de votre intermédiaire financier. Cependant, certains ordres peuvent prendre un certain délai avant d’être exécutés :
– d’une part, à cause des conditions du prix de vente que vous fixerez.
– d’autre part, certaines valeurs sont peu liquides, car elles font l’objet de faibles transactions.
En outre, si vous souhaitez vendre vos titres en réalisant une plus-value ou en évitant une moins-value, vous devrez peut-être attendre des conditions de prix favorables.
De même, pour bénéficier de certains avantages fiscaux, il est nécessaire de conserver vos titres pendant plusieurs années (5 ans sur le PEE (plan d’épargne entreprise) et le PEA (plan d’épargne en actions) ou 8 ans sur un contrat d’assurance-vie en unités de compte).
En général, après l’exécution d’un ordre, quelques jours suffisent pour que votre compte de chèques soit crédité de la valeur des titres vendus.

Vous possédez des parts d’OPC

Pour récupérer le capital correspondant à vos parts, vous devez passer un ordre de vente de vos titres, auprès de votre banquier dépositaire. 
1. Comment est calculée la valeur d’une part d’OPC ?
Le prix d’achat ou de vente d’une part d’OPC correspond à sa valeur liquidative majorée des frais de souscription ou diminuée des frais de rachat, selon le cas. La valeur liquidative est calculée en divisant la valeur globale de l’actif net de l’OPC par le nombre de ses parts ou actions.
2. Fréquence de publication de la valeur liquidative d’un OPC
La plupart des OPC publient tous les jours leur valeur liquidative ou toutes les semaines.
NB. La périodicité de la publication de la valeur liquidative est précisée dans le DICI (document d’information clé pour l’investisseur) et le prospectus transmis par l’établissement financier qui commercialise l’OPC.

Durée conseillée d’un placement en bourse

Compte tenu des risques en capital, un investissement en épargne boursière est un placement à moyen et long terme (7 à 10 ans). C’est le temps nécessaire pour percevoir suffisamment de revenus et compenser une baisse soudaine des cours.
Malgré tout, l’épargne boursière est généralement disponible, en cas de nécessité. Notamment, s’il s’agit de valeurs cotées sur les marchés réglementés des grandes capitalisations boursières.
C’est pourquoi, avant d’investir en bourse, vous devez déterminer votre horizon de placement. C’est à dire la durée pendant laquelle vous êtes prêt à conserver ce placement.

Fiscalité de l'épargne boursière

En règle générale, les gains provenant de l’épargne boursière sont imposables. Cependant, il existe de nombreux avantages fiscaux, réservés aux valeurs mobilières.

Imposition des gains financiers

Depuis le 1.1.2018, les revenus et les plus-values mobilières sont soumis à la Flat Tax. C’est à dire au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (soit 12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux).
Donc, si vos revenus sont soumis à un Taux Marginal d’Imposition supérieur à 12,8%, vous êtes avantagés.

Par contre, vous pouvez opter pour la déclaration des revenus, si votre Taux Marginal d’Imposition est inférieur à 12,80% ou si vous êtes non imposable. Dans ce cas, vous aurez le droit de déduire les frais de garde de vos titres et les abattements suivants :
  1. Abattement forfaitaire de 40% sur les dividendes d’actions. Il est appliqué automatiquement sur le montant déclaré. Ainsi, les dividendes ne sont imposés qu’à concurrence de 60% de leur montant brut.
  2. Abattement général sur les plus-values mobilières. En effet, si les titres ont été acquis avant le 1.1.2018, l’abattement est égal à 50%, si leur durée de détention se situe entre 2 et 8 ans ; il est de 65% au delà de 8 ans de détention.

Avantages fiscaux sur l’épargne boursière

Par ailleurs, les pouvoirs publics encouragent les épargnants à investir en bourse, grâce à des incitations fiscales :
  1. Exonération d’impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux) sur les gains boursiers du Plan d’Epargne en Actions (PEA) et du Plan d’Epargne Entreprise (PEE). Mais, à condition que leur durée soit au moins égale à 5 ans.
  2. Crédits d’impôt accordés lors de la souscription de titres à risques, à condition de conserver ces titres pendant au moins 5 ans. Il s’agit des parts de capital de certaines PME ; des parts de FCP dans l’innovation ou des parts de fonds d’investissement de proximité (FIP).
  3. Exonération d’impôt sur les gains boursiers obtenus dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, si le contrat dure au moins 8 ans.
  4. Pas d’impôt sur la possession du capital financier. En effet, depuis le 1er janvier 2018, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), qui remplace l’ISF, ne taxe que les biens immobiliers.

Transmission de l'épargne boursière

Les modalités de transmission des valeurs mobilières sont différentes selon qu’il s’agit d’une transmission en cours de vie ou d’une transmission après le décès du titulaire. Et aussi, selon la nature du support : un compte-titres ordinaire, un PEA ou un contrat d’assurance-vie.

Au cours de la vie

Tant qu’il est vivant, le titulaire d’un compte titres ordinaire (CTO) peut disposer de tous ses capitaux comme il l’entend. Il peut, soit les retirer en partie ou en totalité, soit effectuer des donations au profit d’un tiers, par transfert sur le compte de la personne bénéficiaire. Par contre, la cession d’un PEA est interdite.
De même, il est impossible de transmettre votre PEA par donation ou par testament. Cette impossibilité joue même pour le conjoint ou les enfants.

Après le décès

Dès qu’elle a connaissance du décès, la banque procède au blocage des comptes-titres individuels, ouverts au nom du titulaire décédé. Les fonds sont maintenus par la banque jusqu’au règlement de la succession.
Un compte-titres joint n’est pas bloqué par le décès. Il peut faire l’objet d’une clôture après la vente ou le transfert des titres. Ou encore, d’un changement d’intitulé, si le co-titulaire est le conjoint survivant.
Ensuite, la banque va attendre que les héritiers se manifestent, soit directement auprès d’elle, soit par l’intermédiaire du notaire chargé de la succession.
Une fois que la banque a reçu l’acte de dévolution de l’actif successoral, les titres peuvent être conservés en indivision par les héritiers, transférés à un ou plusieurs héritiers ou encore vendus.
A savoir ! les formalités peuvent être complexes et coûteuses, auprès de la banque et du notaire, chargés de la succession.
Les héritiers doivent attendre un certain délai, parfois assez long avant de récupérer les actifs successoraux.
En outre, les avoirs en épargne boursière en dépôt sur un compte-titres ou un PEA doivent faire l’objet d’une déclaration de succession par les héritiers directs ou légataires.

Précision importante : l’épargne boursière investie sur les contrats d’assurance-vie est soumise à des règles particulières de transmission, plus favorables sur le plan juridique et fiscal.

Synthèse sur l'épargne boursière

Avantages
6/10

1. Une opportunité de valoriser votre capital

Aujourd’hui, à cause de ses faibles taux d’intérêt, l’épargne bancaire ne garantit plus le pouvoir d’achat des capitaux placés.
Par contre, l’investissement en épargne boursière est un excellent moyen de diversifier et de valoriser votre patrimoine financier.
Choisissez des supports de placements un peu plus risqués (actions), si vous n’avez pas besoin de votre épargne rapidement.

2. Un placement accessible

Vous pouvez souscrire des valeurs mobilières à partir de faibles montants. Quelques dizaines d’euros suffisent pour constituer une épargne boursière, en une seule fois ou par des versements réguliers.

3. Un très grand choix d’investissements

Il existe de nombreuses catégories de valeurs mobilières. Chacune correspond à une stratégie et un horizon de placement spécifique. Et aussi, à un niveau de rendement et de sécurité plus ou moins élevé.

Par exemple, vous pouvez diversifier vos investissements :
  • Dans divers types d’actifs : actions, obligations, épargne immobilière, etc.
  • Sur de multiples zones géographiques : l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie, les pays émergents, etc.
  • Dans certains secteurs économiques : industrie, luxe, BTP, etc.

Ainsi, grâce aux nombreuses possibilités à votre disposition, vous pouvez constituer un portefeuille adapté à vos objectifs patrimoniaux.

4. Une ouverture sur de nombreux marchés

L’investissement en OPC vous permet d’accéder à des marchés peu disponibles et difficiles pour les particuliers. Par exemple, les marchés des obligations et des actions étrangères.
De même, l’accès à l’investissement immobilier est possible, par le biais des OCPI et des SCPI.

5. Les OPC : une gestion professionnelle et sécurisée

Si vous n’avez ni le temps de vous en occuper, ni les connaissances nécessaires, les fonds d’investissement (OPC) constituent une bonne solution, pour investir en bourse.
Tous les OPC commercialisés en France sont agréés et controlés par l’AMF. Ils doivent respecter certaines règles de fonctionnement et d’information des épargnants. Les fonds sont gérés par des professionnels spécialisés, eux-mêmes agrées par l’AMF.
Grâce aux informations contenues dans le DICI, vous pouvez choisir exactement le type de gestion et le niveau de risque que vous souhaitez. Notamment par rapport à votre profil d’épargnant : sécuritaireprudentéquilibré ou dynamique.

6. Des avantages fiscaux

L’investissement en valeurs mobilières vous permet de bénéficier de certains avantages fiscaux. Pour cela, vous devez investir sur des supports privilégiés fiscalement. Dont les plus courants sont  : le PEA, le PEE, l’assurance-vie ou les fonds communs de placements à risques.

Inconvénients
3/5

1. Une dépendance à l’évolution des marchés

La valeur des investissements exposés sur certains marchés est soumise à de nombreux aléas. Citons par exemple, les marchés des actions, des obligations ou de l’immobilier.
Effet, même si votre épargne boursière est gérée par des professionnels, elle présente un risque de perte en capital. Notamment, en cas de baisse des cours des actifs, dont les causes peuvent être multiples.

2. Attention aux frais !

Informez-vous bien sur les frais de courtage et les frais de garde sur les comptes-titres ordinaires (CTO) et le PEA. Comparez les frais prélevés par les société de gestion des fonds et par les intermédiaires. Car, le montant total de ces frais peut diminuer considérablement le rendement de vos placements, sur la durée.
Certains montants ou pourcentages de frais peuvent être négociés. Notamment les frais d’entrée sur les OPC qui sont destinés à commissionner les intermédiaires (banquiers ou courtiers), mais rarement les frais courants de gestion.
NB. Les fonds d’investissement d’actions internationales sont les plus coûteux en frais de gestion (1,80% en moyenne) et les Trackers les moins coûteux (0,33%).

3. Un investissement de longue durée

Mis à part les fonds monétaires, la majorité des placements en bourse sont investis en obligations, en actions ou dans l’immobilier. Les cours de ces valeurs peuvent fluctuer dans des proportions plus ou moins importantes.
Ainsi, pour amortir les variations de cours, il est donc recommandé de respecter une durée de placement suffisante, avant de retirer vos capitaux.
Cependant, la plupart des placements en bourse ne sont pas bloqués. Donc, en cas de besoin urgent, vous pourrez revendre vos titres, mais avec un risque de perte en capital.

Conseils pratiques sur l'épargne boursière

Les conseils de l'AMF (1)

1. Les bonnes pratiques pour investir en actions :
  • Avant d’investir en actions, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un placement risqué. En effet, le montant d’une action variant à la hausse comme à la baisse, vous n’êtes pas sûr de récupérer votre mise de départ. A court terme, la probabilité d’essuyer une perte est importante. Ayez donc de côté une épargne de précaution et n’investissez que les sommes dont vous êtes sûr de ne pas avoir besoin avant plusieurs années.
  • Ayez un horizon de placement de 5 ans au minimum. En effet, avec un portefeuille d’actions diversifié vous augmentez considérablement vos chances d’obtenir un rendement intéressant, si vous le conservez plusieurs années.
  • L’investissement en direct nécessite d’y consacrer du temps. Avant d’investir et tout au long de la détention de vos actions, vous devez vous intéresser à la vie de l’entreprise et de son secteur d’activité. Pour essayer de déterminer les perspectives de la société et le potentiel de rendement de l’action, consultez en priorité les communiqués de presse, rapports annuels ou documents de référence publiés par la société.
  • N’investissez pas uniquement en actions, diversifiez vos placements. Au sein de votre investissement en actions, privilégiez des actions de sociétés de différents secteurs d’activités, de différentes zones géographiques, etc.
  • Face aux fluctuations des marchés, ne vous précipitez pas pour vendre ou acheter des actions. Prenez toujours le temps de la réflexion pour estimer le potentiel de rendement futur de vos placements. En effet, acheter des actions après la hausse et vendre après la baisse diminue bien souvent votre rendement.
  • Pensez également à investir régulièrement. Cela vous permet de diminuer l’influence des fluctuations boursières : les achats à prix élevés sont compensés par les achats à prix bas.
2. Les bonnes pratiques pour investir en obligations :
  • N’investissez pas l’épargne dont vous avez besoin à court terme. Pour ne pas risquer de perdre de l’argent si vous étiez amené à vendre vos obligations avant l’échéance, veillez à choisir une obligation dont la durée de vie est en adéquation avec votre horizon de placement.
  • Pour choisir une obligation, soyez attentif à la durée de vie du placement et au type d’obligations proposé (à taux fixe, à taux variable, obligation indexée, à coupon zéro), afin qu’elle corresponde à vos objectifs d’investissement.
  • Soyez conscient des risques inhérents aux obligations (risque de défaut de paiement, de taux, de liquidité, etc.) et ceux liés au mode d’investissement (en direct ou via des fonds). Pensez qu’un taux d’intérêt élevé à l’émission de l’obligation dénote un risque élevé.
  • Pour limiter les risques, diversifiez vos placements, que ce soit dans le choix de vos obligations mais également en intégrant d’autres actifs au sein de votre portefeuille.
  • Avant d’investir dans une obligation, informez-vous. Pour cela, vous pouvez consulter la note de crédit de l’émetteur. C’est-à-dire l’avis délivré par une agence de notation évaluant le niveau de risque. Regardez également la documentation commerciale liée à l’émission de l’obligation. Les émissions d’obligations entrant dans le cadre de l’offre au public de titres financiers font l’objet d’un prospectus soumis au visa de l’AMF. Vous pouvez le retrouver sur le site internet de l’émetteur et sur le site de l’AMF. Enfin, si vous choisissez d’investir dans un fonds ou une SICAV, consultez le DICI du fonds, qui présente la stratégie d’investissement et le niveau de risque.
3. Les bonnes pratiques pour investir en Fonds et SICAV :
  • Choisissez vos investissements en fonction de vos objectifs, de votre sensibilité au risque et de vos horizons de placement.
  • Gardez à l’esprit qu’en contrepartie d’un potentiel de rendement plus ou moins important, un investissement dans un fonds peut être risqué : la plupart des fonds présentent un risque de perte en capital et les performances ne sont jamais garanties. Mais, en diversifiant sur plusieurs types de fonds et en investissant sur le long terme, il est possible de réduire ce risque.
  • Investissez uniquement l’épargne dont vous pouvez vous passer sur plusieurs années (au moins 10 ans pour les fonds d’actions).
  • Avant d’investir, lisez attentivement le DICI et assurez-vous de bien comprendre la stratégie d’investissement présentée.
  • Vérifiez que le produit est agréé par l’AMF et est autorisé à la commercialisation en France.
  • Prenez connaissance des frais et des conditions de rachat.
  • Suivez régulièrement l’évolution de votre placement.

(1) Les conseils de l’AMF, Autorité publique indépendante, chargée de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés : https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/actions-obligations/actions/investir-en-actions-cotees-en-bourse
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