Les actions

Une action est un titre de propriété représentant une part de capital de la société qui l’a émise.
En étant actionnaire (porteur d’une action), vous percevez des dividendes correspondant à une partie des bénéfices que la société distribue (chaque année, en général). Et, vous avez le droit de voter aux Assemblées Générales.

Sommaire

Pourquoi investir en actions ?

L’ investissement en actions permet de réaliser plusieurs objectifs à la fois :
  1. Constituer une épargne pour réaliser un projet ou compléter votre retraite.
  2. Diversifier vos supports d’épargne en accédant au marché boursier.
  3. Valoriser votre patrimoine en rentabilisant vos capitaux sur le long terme.
  4. Optimiser votre situation fiscale, grâce aux avantages fiscaux octroyés aux valeurs mobilières.

Important. L’investissement en actions offre des opportunités de gains potentiels. Mais, il présente un risque de perte en capital.
En effet, la valeur d’une action peut augmenter ou diminuer au gré de l’évolution de l’activité de la société, de son marché et de son cours en bourse. C’est un placement qui s’adresse aux épargnants avertis.

Le marché Boursier

Les différents types d'actions

La grande majorité des investissements en actions réalisée par les particuliers concerne les actions ordinaires et au porteur :
  • Ordinaires : ces actions donnent aux actionnaires le droit de voter lors des assemblées générales et de recevoir des dividendes. Elles se différencient des actions de préférence assorties de droits particuliers, par rapport aux actions ordinaires.
  • Au porteur : nommées ainsi parce la société émettrice des actions ne connait pas les personnes qui les possèdent. Elles se différencient des actions nominatives qui entraînent l’inscription du nom des actionnaires sur les registres de la société. Les actions au porteur concernent les actions négociés en bourse. Elles transitent de compte-titres en compte-titres, au gré des transactions entre acheteurs et vendeurs. 
  • NB. Une action cotée après son introduction sur le marché primaire peut être négociée en bourse. Par contre, une action non cotée ne peut pas être négociée sur un marcher financier, mais elle peut être revendue, de gré à gré, à un autre investisseur.

Les différents marchés boursiers

En France, les actions des sociétés sont introduites en bourse (au prix d’émission) sur le marché primaire. Ensuite, elles sont cotées et échangées sur divers marchés secondaires.
En France, les marchés financiers sont organisés par l’entreprise Euronext et contrôlés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).
Sur la place financière de Paris, il existe plusieurs marchés :
  • Euronext Paris est un marché réglementé, organisé en différents segments (actions, obligations, Trackers) et divisé en compartiments liés à la taille des entreprises (A, B, C).
  • Anciennement Alternext, Euronext Growth (anciennement Alternext) est un marché non réglementé, mais encadré par Euronext. Il accueille les valeurs des petites et moyennes entreprises.
  • Le marché Euronext Access, régulé mais non réglementé, est utilisé par des PME. Il offre une très faible protection aux investisseurs.

Comment investir en actions ?

Pour investir en actions cotées, deux possibilités s’offrent à vous : l’investissement en direct ou par le biais d’OPC (Organismes de Placement Collectif : SICAV et FCP, etc.).

Investir en direct

En investissant en direct, vous choisissez vous-même les actions que vous achetez et vendez. Pour cela, vous devez disposer de connaissances financières suffisantes. Et aussi, de temps pour vous informer sur les entreprises cotées.
Les actions sont déposés sur un compte-titres ordinaire (CTO) ou sur un plan d’épargne en actions (PEA) ouvert auprès d’une banque, société de bourse, courtier en ligne, etc.
L’achat d’actions en direct s’effectue auprès de votre intermédiaire agréé soit, lors de leur émission sur le marché primaire soit, sur le marché secondaire.
Sachez que toute revente d’une action peut entraîner un gain en capital (plus-value), mais également une perte (moins-value).

Les organismes de placement collectif (OPC d’actions)

Par le biais des OPC d’actions, vous achetez une part d’un portefeuille d’actions déjà constitué et géré par des professionnels agréés par l’AMF.
Ces fonds peuvent être logés dans plusieurs types de supports : un compte-titres ordinaire (CTO), un plan d’épargne en actions (PEA), un contrat d’assurance-vie en unités de compte. Mais aussi, dans un plan d’épargne entreprise (PEE) ou un plan d’épargne retraite (PER) à titre individuel ou dans le cadre de l’épargne salariale.
Il existe des fonds actions comprenant majoritairement des actions. Mais aussi, des fonds mixtes comprenant des actions et des obligations, pour limiter les risques liés aux actions.

Cotation des actions

La bourse est le lieu d’échange des actions entre les acheteurs (la demande) et les vendeurs (l’offre). Ceux-ci doivent s’entendre sur un prix (un cours). Car, les acheteurs souhaitent acheter au cours le plus bas et les vendeurs veulent vendre au cours le plus haut. C’est pourquoi, le cours d’une action varie constamment, en fonction des quantités relatives de demandes d’achat et de mises en vente sur le marché. Le cours d’une action peut monter pendant plusieurs séances de bourse, puis descendre soudainement.
Ainsi, les cours cotés résultent de la confrontation des ordres d’achat et de vente présentés par les intermédiaires financiers. La cotation des actions sur Euronext Paris est assurée par un système informatique :
  • En continu, pour les actions les plus échangées. Elles peuvent être acquises ou revendues tout au long de la journée.
  • Au fixing, c’est-à-dire à un moment donné (une à deux fois par jour) pour les actions faisant l’objet d’échanges moindres.
Une fois que le processus de cotation d’une action est terminé, son cours est affiché. Ainsi, tout le monde peut en connaître le dernier prix.

Les indices boursiers

Les indices servent à mesurer l’évolution des cours et des taux sur les marchés, à court, moyen et long terme.
Ils sont établis et mis à jour quotidiennement. Pour les actions, les indices sont calculés à partir d’un échantillon de valeurs pondérées selon leur capitalisation.

Les indices sont des outils de référence, des baromètres qui servent à comparer la valorisation ou le rendement de n’importe quel actif financier. Ainsi, ils facilitent la gestion d’un portefeuille.
La plupart des indices sont calculés en points ou en pourcentage de taux. Les principaux indices d’actions sont les suivants.

Indices d’Euronext Paris

  • CAC 40 (Cotation Assistée en Continu) : indice de la Bourse de Paris, composé des 40 valeurs les plus représentatives parmi les plus fortes capitalisations.
  • SBF 80 (Société des Bourses Françaises) : indice de la Bourse de Paris, qui regroupe 80 valeurs autres que celles qui composent le CAC40, dont un tiers est composé des valeurs du secteur des services. Il permet de suivre plus spécifiquement l’évolution des entreprises de tailles moyennes.
  • SBF 120 (Société des Bourses Françaises) : indice de la Bourse de Paris, déterminé à partir des cours des 40 actions du CAC 40 et des 80 valeurs les plus liquides cotées à Paris, sur le premier et le second marché.

Indices européens

  • Euro STOXX 50 : indice boursier qui regroupe 50 sociétés selon leur capitalisation boursière au sein de la zone euro et non pas au niveau de l’Europe, ni de l’Union Européenne.
  • STOXX Europe 50 : indice boursier composé des 50 principales capitalisations boursières européennes.
  • DAX 30 (Deutscher AktienindeX) : indice de la Bourse de Francfort (Allemagne), fondé sur le cours des actions des 30 plus importantes entreprises cotées.
  • FTSE (Financial Times Stock Exchange), le « footsie » : indice de la Bourse de Londres (Grande Bretagne), comprenant les cent entreprises britanniques les mieux capitalisées.

Autres indices internationaux

  • DOW JONES : indice de la Bourse de New York (New York Stock Exchange), comprenant 30 valeurs importantes. Il est pondéré sur la valeur des actions le composant et non sur leur capitalisation boursière.
  • S&P 500 (Standard and Poor’s) : indice boursier (US) basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses aux Etats-Unis. Soit 80% de la capitalisation boursière totale du marché américain.
  • NASDAQ (USA) : le Nasdaq composite est composé de toutes les valeurs (environ 3.000) du secteur technologique (télécom, électronique, communication) qui cotent sur le marché Nasdaq aux Etats Unis.
  • NIKKEI 225 (Nihon Keizai Shinbun) : indice de la bourse de Tōkyō (Japon), composé de 225 sociétés.
  • Le SSE Composite : indice qui reflète la performance du marché de la bourse de Shanghai (Chine). Les SSE 50 et SSE 180, regroupant respectivement les 50 et 180 plus grandes entreprises chinoises.

Négociation des actions

Pour acheter ou vendre des actions, vous devez passer des ordres auprès des prestataires de services d’investissement (banques ou entreprises agrémentées).
Au préalable, en plus de votre compte chèques, vous devez ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO) ou un plan d’épargne en actions (PEA).

1. Passer un ordre de bourse

Vous pouvez passer un ordre de bourse soit, par téléphone auprès de votre intermédiaire (en confirmant par écrit) soit, en utilisant son service en ligne (le plus facile et le moins cher). Mais surtout, vous devez lui indiquer un certain nombre d’informations :
  • valeur concernée (action ou obligation),
  • nom du titre et son code ISIN,
  • nombre de titres à négocier,
  • sens de l’opération (achat ou vente).
Il faut également préciser le type d’ordre que vous passez, dont les plus répandus sont les suivants :
  • à cours limité : vous déterminez une limite du cours d’exécution, soit un cours maximum pour un achat, soit un cours minimum pour une vente.
  • au marché : pas de limite stipulée, l’ordre est traité en priorité dans les plus brefs délais, au cours d’ouverture ou de la séance.
  • à la meilleure limite : l’ordre d’achat est exécuté au prix de la meilleure offre et l’ordre de vente au prix de la meilleure demande.
  • à seuil ou à plage de déclenchement : l’exécution de l’ordre est déclenchée dès que le cours fixé est atteint.

Précision : un ordre de bourse risque de ne pas être exécuté si le nombre de transactions sur un titre est trop faible. Ou encore, tant que les cours fixés ne sont pas atteints.

2. L’exécution de l’ordre de bourse

Si vous êtes acheteur, dès que l’ordre est exécuté, votre compte espèces est débité et les nouveaux titres sont ajoutés à votre portefeuille.
Si vous êtes vendeur, votre compte chèques sera crédité du montant de la transaction.
Un avis d’opéré vous est adressé une fois l’ordre exécuté. Il récapitule toutes les caractéristiques de l’ordre.
A savoir !  Le service de règlement différé (SDR) vous permet d’acheter ou de vendre des titres à terme (à crédit).
Ainsi, vous reportez leur livraison et leur règlement au dernier jour de la bourse du mois courant.
Renseignez-vous auprès de votre intermédiaire pour bénéficier de ce service.

Frais sur les transactions des actions

Les transactions sur les actions et leur conservation engendrent 3 types de frais : frais de courtage, droits de garde et droits divers.

Frais de courtage

Il s’agit des frais prélevés par l’établissement financier lorsque vous passez des ordres d’achat et de vente d’actions ou de parts d’OPC d’actions.
Ils correspondent au service fourni pour effectuer les transactions en bourse.
Mais, ces frais sont très variables entre les banques et les courtiers en ligne. Ils sont forfaitaires ou proportionnels au montant de la transaction. Ils peuvent être assortis de frais fixes, principalement pour les ordres passés par téléphone ou en agence.

L’étude publiée par l’AMF, en mars 2020, nous indique le coût moyen des frais de courtage pour le passage d’un ordre sur Euronext Paris d’un montant de :
  • 1 000 € : coût 8,0 €, soit 0,80% auprès d’une banque de réseau ; contre 3,1 €, soit 0,31% chez un courtier en ligne.
  • 5 000 € : coût 28,1 €, soit 0,54% auprès d’une banque de réseau ; contre 8,3 €, soit 0,17% chez un courtier en ligne.
  • 10 000 € : coût 50,6 €, soit 0,51% auprès d’une banque de réseau ; contre 15,4 €, soit 0,15% chez un courtier en ligne.

En matière de placements comme pour d’autres types d’achats de biens de consommation, l’internet permet de réduire les coûts.
Il est nettement plus intéressant d’ouvrir un compte titres ordinaire (CTO) ou un  plan d’épargne en actions (PEA) chez un courtier en ligne. En effet, les frais de courtage varient du simple au triple !

Droits de garde

Les banques de réseau facturent des droits de garde sur les comptes-titres ordinaires (CTO) et les plans d’épargne en actions (PEA). Alors que les courtiers en ligne n’en facturent pas. Mais certains facturent des frais d’inactivité si vous ne passez pas assez d’ordres. Lisez bien les conditions générales des tarifs !
Les droits de garde rémunèrent la conservation des titres et les opérations administratives effectuées par les banques. Le montant des droits diffère selon la nature des titres (actions, obligations, OPC…). Et, aussi, selon l’importance du portefeuille.
Par ailleurs, des frais fixes s’appliquent à chaque ligne de titres détenus. Ils sont donc plus élevés pour un portefeuille composé d’un grand nombre de lignes de titres. Enfin, les droits de garde sont parfois assortis d’une commission minimale par compte.

Toujours selon l’enquête réalisée par l’AMF, les droits de garde s’élèvent en moyenne :
  • sur un portefeuille de 10 000 € à 47,70 €, soit 0,48% (avec 5 lignes de valeurs en portefeuille) et à 65,6 €, soit 0,66% (avec 10 lignes de valeurs) ;
  • sur un portefeuille de 60 000 € à 142,4 €, soit 0,24% (avec 5 lignes de valeurs en portefeuille) et à 160,3 €, soit 0,27% (avec 10 lignes de valeurs).

NB. Les droits de garde sont déductibles des revenus financiers soumis à l’impôt sur le revenu, mais pas lorsqu’ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU).

Frais sur les placements collectifs

Si vous investissez dans des parts d’OPC, vous devrez payer plusieurs types de frais, en plus des droits de garde.
Notamment des droits d’entrée, des droits de sortie et des frais courants annuels de fonctionnement et de gestion. Ces frais diffèrent d’une catégorie de fonds à l’autre et d’un fonds à l’autre.
Les droits d’entrée sont prélevés sur le montant du capital versé. Ils correspondent à des frais de commercialisation des fonds. Les droits de sortie sont perçus sous la forme d’une commission de rachat.

Les frais courants de gestion des OPC français diffèrent selon la nature du fond. Ils s’élèvent en moyenne à 1,3 %. Mais, se sont les frais de gestion des OPC d’actions qui sont les plus élevés. Notamment, ceux des OPC d’actions internationales, dont certains sont supérieurs à 2% par an.
Pour comparaison, voici les taux moyens des frais annuels de gestion des OPC :
  • entre 1,20% et 1,70% (fonds actions).
  • de 0,50% à 1% pour les fonds obligations.
  • à 0,33% (fonds indiciels et Trackers).
  • environ 0,10% pour les fonds monétaires.

Quel est l’impact des frais sur la rentabilité ?

Auprès des banques de réseau, la gestion courante d’un portefeuille de 60 000 € (réparti sur 10 lignes) engendre des frais de bourse de 0,60% à 0,80%. Soit, un coût total représentant 3 600 € à 4 800 € sur 10 ans.
Chez les courtiers en ligne, pour le même portefeuille de 60 000 €, les frais de bourse s’élèvent entre 0,15% et 0,20%. Soit, un coût total représentant 900 € à 1 200 € sur 10 ans.

Concernant les OPC, une diminution régulière des frais a été constatée depuis plusieurs années, mais les frais sont encore relativement importants.
Pour autant, l’impact des frais sur le rendement de l’épargne investie demeure largement sous-estimé par les épargnants.
L’AMF dresse régulièrement le constat des difficultés des conseillers bancaires à présenter les frais de manière complète et transparente.
La réglementation européenne s’est renforcée depuis 2018. Elle exige que les investisseurs soient informés des frais sur les placements proposés avant d’y souscrire. Et, elle vise à leur donner les moyens d’évaluer l’impact des frais, dans la durée.

Particularités des actions

Les particularités des actions peuvent être déterminées à partir des 5 critères de choix importants pour les épargnants : la rentabilité, la sécurité, la disponibilité, la fiscalité et la transmission.
En outre, ces critères permettent de comparer facilement les diverses catégories d’épargne financière.

Rentabilité des actions

La valorisation de votre patrimoine est directement liée à la rentabilité de vos placements.
Mais, sous peine de vous appauvrir, vos placements doivent rapporter suffisamment. D’une part, pour couvrir le montant des frais et des impôts à payer. Et, d’autre part, pour compenser l’érosion monétaire (l’inflation).
Alors, qu’en est-il de l’épargne boursière investie en actions ?

Les gains potentiels du placement en actions

En général, la finalité d’un investissement consiste à percevoir des revenus et rentabiliser le capital. Le placement en actions investies en direct ou par le biais d’un Organisme de Placement Collectif (SICAV ou FCP) procure 2 catégories de gains, des dividendes et des plus-values potentielles.

Les dividendes

Les dividendes correspondent aux bénéfices distribués, chaque année, par les sociétés à leurs actionnaires.
Le montant des dividendes d’actions est très variable. Car, il dépend en grande partie des résultats financiers de la société distributrice.
En outre, les sociétés peuvent distribuer des dividendes soit, tous les ans, soit, de temps en temps ou pas du tout (c’est plus rare). Cette décision relève de l’Assemblée Générale des actionnaires.

Les plus-values potentielles

Les plus-values correspondent aux gains réalisés à la revente d’actions, si leur prix de vente est supérieur à leur prix d’achat. Par contre, si les actions sont vendues à perte, il s’agit de moins-values.
NB. Les OPC de distribution reversent aux porteurs de parts les revenus encaissés dans leur portefeuille. Par contre, les OPC de capitalisation réinvestissent les gains, ce qui génère une augmentation de la valeur de leurs parts.

Le niveau de rendement des actions

Les statistiques font apparaitre que le marché des actions est l’un des secteurs financiers les plus rentables sur le long terme.
La bonne rentabilité des actions est due au niveau élevé des dividendes versés par les sociétés (notamment les sociétés Françaises). Et aussi,  à l’évolution favorable des cours boursiers, malgré quelques périodes de crises (cracks).
En effet, pour analyser la performance d’une action, il faut prendre en compte, non seulement l’évolution de son cours de bourse sur une longue période, mais aussi le montant des dividendes versés.

Sur les 12 dernières années (du 1/1/2010 au 31/12/2022), l’indice de la Bourse de Paris (CAC 40) a progressé (en moyenne) de 6,01% par an. Et, l’indice CAC 40 GR (comprenant les dividendes réinvestis), a progressé de 9,56% par an.
Dans le même temps, les indices boursiers des autres places financières mondiales ont davantage progressé. En effet, les performances des OPC indiciels d’actions internationales se sont élevées (en moyenne) à 8,30% par an.

Evolution des bourses mondiales sur 20 ans (source OCDE)

Le rendement des OPC d’actions

Acquérir des parts d’OPC d’actions est une bonne solution pour la majorité des particuliers. En effet, l’achat d’actions en direct, sur le marché secondaire, nécessite une bonne connaissance des mécanismes des marché financiers.
En outre, l’investissement en OPC est quasiment obligatoire dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie en unités de compte ou d’un plan d’épargne retraite.
Cependant, quelles que soient les compétences des gestionnaires d’OPC, la valeur de chaque fonds d’actions varie au gré de l’évolution des marchés financiers. C’est pourquoi, la valeur des parts d’OPC n’est jamais garantie.
Alors, quelle est rentabilité des OPC d’actions ?
En pratique, pour calculer le rendement d’un fonds, on a coutume d’analyser les résultats passés, bien qu’ils ne préfigurent pas les résultats futurs.

Performances des d'OPC

Sur les 12 dernières années (du 1/1/2010 au 31/12/2021), les performances annualisées des diverses catégories d’organismes de placement collectif ont été les suivantes :
  • Actions : 8,03% ;
  • Indiciels : 8,30% ;
  • Autres : 4,57% ;
  • Mixtes : 3,56% ;
  • Obligations : 1,84% ;
  • Monétaires : 0,09%.

Ces performances sont calculées nettes de frais de gestion, hors frais d’entrée ou de sortie (source Banque de France).

Cependant, il faut relativiser les dernières performances du placement en actions. Car elles dépendent essentiellement de la date et de la durée de l’investissement. Et notamment, du cycle au cours duquel l’investissement a été réalisé et conservé (cycle haussier ou baissier).
En outre, les performances passées ne préfigurent pas les résultats futurs !

Synthèse sur le rendement des actions

Les graphiques précédents nous montrent que le niveau de rendement des actions s’est situé largement au dessus du taux d’inflation et des taux d’intérêts des obligations.
Mais cela n’a pas toujours été le cas ! C’est pourquoi, il faut relativiser la performance des actions.
Il suffit d’analyser le graphique d’évolution des bourses mondiales sur 20 ans pour s’en apercevoir (ci-dessus).
En effet, par le passé, certains investisseurs ayant effectué un placement en actions lorsque les cours boursiers étaient “au plus haut” ont du attendre plusieurs années pour récupérer leur mise de départ.
D’autres au contraire, ayant investi en période baissière ont obtenu de bons rendements en bourse, en très peu de temps.
Car, la performance des actions dépend, non seulement de la date et de la durée de l’investissement, mais aussi, du cycle boursier pendant lequel un investissement est réalisé et conservé.

C’est ainsi que l’investissement en actions doit être considéré comme un placement de long terme. L’allongement de la durée d’investissement permet de gommer les fortes variations de cours, à la hausse comme à la baisse.
En outre, il est conseillé d’investir en actions des sommes régulières, plutôt qu’une somme importante en une seule fois.

Enfin, les fluctuations annuelles du cours des actions sont beaucoup plus importantes que celles des obligations. Donc, le risque de perte en capital, tout comme la possibilité de réaliser des plus-values, est bien plus élevé.

Sécurité

Une espérance de forte plus-value en capital est synonyme de prise de risque élevée (notamment sur les marchés des actions). En recherchant une meilleure performance de vos placements, vous renoncez à une certaine sécurité.

Les risques du placement en actions

Les placements en actions présentent des risques de perte en capital. En effet, un portefeuille de valeurs mobilières est exposé à plusieurs types de risques.

Un risque émetteur

C’est un risque propre à chaque entreprise qui dépend de plusieurs facteurs. D’une part, de son environnement économique, de son secteur d’activité et de son mode de gestion. Et, d’autre part, de sa situation financière qui peut se détériorer et entraîner sa faillite. Le risque émetteur peut être partiellement éliminé, grâce à une diversification judicieuse des titres.

Un risque de marché
Le risque de marché est lié à l’évolution de l’économie en général et à la psychologie des investisseurs :
  • une période de taux d’intérêts élevés ou d’inflation peut faire baisser le cours des valeurs.
  • la croissance économique aura des conséquences positive sur le cours des actions. Par contre, ce sera l’inverse, en période de récession.
  • des chocs économiques ou politiques dans le monde peuvent avoir une incidence sur l’économie en général et sur le cours des actions, en particulier.
  • la confiance ou la méfiance des investisseurs à l’égard de l’économie ou de la bourse peut provoquer la hausse ou la baisse des marchés. Jusqu’à entraîner un crack boursier, dans le pire des cas.
La diversification

Tous les risques cités ci-dessus sont difficiles à éliminer totalement. Cependant, il existe des solutions pour diminuer les risques liés aux investissements en actions.
La principale solution consiste à diversifier votre investissement sur plusieurs valeurs.
– choisissez des titres de grandes sociétés internationales, pour percevoir des dividendes substantiels et diminuer les risques de perte en capital liés à l’émetteur.
répartissez votre portefeuille d’actions sur plusieurs marchés géographiques (national, européen ou international) et sur divers secteurs d’activités. Car, la baisse du cours de certaines actions peut être compensée par la hausse du cours des autres.
Mais, il est inutile de trop éparpiller vos titres, surtout si vous possédez un portefeuille de quelques valeurs et/ou de faibles montants.
Il est admis qu’un portefeuille diversifié a de bonnes chances de procurer un rendement positif au bout de quelques années.

En outre, vous pouvez souscrire des parts d’OPC d’actions. Ces fonds sont gérés par des professionnels et ils sont généralement investis en actions diversifiées.
Une autre solution est d’avoir recours à un Tracker ou ETF (Exchange Trade Funds). C’est un OPC coté en bourse dont l’objectif est de suivre la performance d’indices boursiers. Les Trackers sont plus avantageux en termes de coûts de gestion. En effet, leurs frais s’élèvent en moyenne à 0,33% contre 1,20% à 1,70% pour OPC d’actions traditionnels.

La garantie des titres

Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) protège les investisseurs contre la défaillance de leur banque ou prestataire de services d’investissement. Il indemnise les clients sous certaines conditions et limites.
La garantie des titres couvre l’indisponibilité des instruments financiers tels qu’actions, obligations, parts d’OPCVM … jusqu’à 70 000 € par client et par établissement.
En savoir plus sur la garantie des dépôts et de résolution et ses exclusions  : www.garantiedesdepots.fr
Vous avez donc intérêt diversifier vos avoirs auprès de divers organismes financiers. Car, d’une part, tous n’ont pas les mêmes niveaux de services ou de frais financiers. D’autre part, vous divisez les risques et augmentez vos garanties en cas de défaillance d’un ou plusieurs intermédiaires.

Disponibilité

Un placement est considéré comme disponible ou liquide lorsque vous pouvez disposer des sommes investies :
  1. Quand vous en avez besoin, immédiatement ou très rapidement.
  2. Sous la forme d’espèces ou de virement sur un compte-chèques.
  3. Sans risque de perte en capital ou de pénalité contractuelle, réglementaire ou fiscale.

La disponibilité de l’épargne boursière s’apprécie surtout lorsque vous pouvez vendre vos titres, à tout moment, à un prix supérieur à leur prix d’achat.

Comment disposer du capital investi en actions ?

Sachez qu’en général, l’épargne boursière n’est pas bloquée !
Si vous souhaitez récupérer votre capital investi en actions, vous devez vérifier leur dernière cotation. Ensuite, en fonction de l’évolution de leur valeur (gains ou pertes), vous déciderez si vous devez les conserver ou les vendre.
En pratique, cela dépend du mode d’investissement choisi : actions en direct ou par le biais de parts d’OPC.

Vous possédez des actions en direct

En principe, la plupart des actions font l’objet d’une cotation journalière. Ainsi, vous pouvez acheter ou vendre des actions du jour au lendemain. Mais, leur prix dépendra de la cotation des actions au jour de la vente.
Pour récupérer le capital placé en actions, vous devez passer un ordre de vente auprès de votre intermédiaire.
Cependant, certains ordres peuvent demander un certain délai avant d’être exécutés :
– A cause des conditions du prix de vente que vous fixerez. En effet, certains ordres privilégient la rapidité d’exécution (au marché) sans maitriser le prix de vente. D’autres ordres permettant de privilégier le prix (ordre à cours limité) risquent de ne pas être exécutés.
– Certaines valeurs sont peu liquides, car elles font l’objet de faibles transactions. C’est le cas des actions non cotées.

En outre, si vous souhaitez réaliser une plus-value ou éviter une perte, vous devrez, peut-être, attendre des conditions de prix plus favorables.
Par exemple, en cas de baisse soudaine des cours, il faut parfois patienter plusieurs mois ou plusieurs années avant de récupérer la totalité d’un capital investi en actions. Si vous êtes pressé, vous serez obligé de vendre vos actions aux conditions du marché.
De même, pour bénéficier de certains avantages fiscaux, il est nécessaire de conserver vos actions pendant 5 ans sur le PEE ou sur le PEA ou encore 8 ans sur un contrat d’assurance-vie.
En général, après l’exécution d’un ordre, quelques jours suffisent pour que votre compte-chèques soit crédité de la valeur des titres vendus.

Vous possédez des parts d’OPC d’actions

Pour récupérer le capital correspondant à vos parts, vous devez passer un ordre de vente de vos titres, auprès de votre banquier dépositaire.
1. Comment est calculée la valeur d’une part d’OPC ?
Le prix d’achat ou de vente d’une part d’OPC correspond à sa valeur liquidative majorée des frais de souscription ou diminuée des frais de rachat, selon le cas. La valeur liquidative est calculée en divisant la valeur globale de l’actif net de l’OPC par le nombre de ses parts ou actions.
2. Fréquence de publication de la valeur liquidative d’un OPC.
La plupart des OPC publient leur valeur liquidative tous les jours ou toutes les semaines.
NB. La périodicité de la publication de la valeur liquidative est précisée dans le DICI (document d’information clé pour l’investisseur), ainsi que dans le prospectus transmis par l’établissement financier qui commercialise l’OPC.

Durée conseillée d’un placement en actions

Compte tenu des risques en capital, un investissement en actions est un placement à moyen et long terme (7 à 10 ans). C’est le temps nécessaire pour percevoir suffisamment de revenus et compenser une baisse soudaine des cours.
Malgré tout, le capital investi est généralement disponible, en cas de nécessité. Notamment, s’il s’agit de valeurs cotées sur les marchés réglementés des grandes capitalisations boursières.
C’est pourquoi, avant d’investir en bourse, vous devez déterminer votre horizon de placement. C’est à dire la durée pendant laquelle vous êtes prêt à conserver ce placement.

Fiscalité des actions

En règle générale, les gains provenant des actions sont imposables. Cependant, il existe de nombreux avantages fiscaux, réservés aux valeurs mobilières.

Imposition des gains financiers

Depuis le 1.1.2018, les revenus et les plus-values mobilières sont soumis à la Flat Tax. C’est à dire au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (soit 12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux).
Donc, si vos revenus sont soumis à un Taux Marginal d’Imposition supérieur à 12,8%, vous êtes avantagés.

Par contre, si votre Taux Marginal d’Imposition est inférieur à 12,80% ou si vous êtes non imposable, vous pouvez opter pour la déclaration des revenus. Dans ce cas, vous aurez le droit de déduire les frais de garde de vos titres, ainsi que les abattements suivants :
  1. Abattement forfaitaire de 40% sur les dividendes d’actions. Il est appliqué automatiquement sur le montant déclaré. Ainsi, les dividendes ne sont imposés qu’à concurrence de 60% de leur montant brut.
  2. Abattement général sur les plus-values mobilières. En effet, si les actions ont été acquises avant le 1.1.2018, l’abattement est égal à 50%, si leur durée de détention se situe entre 2 et 8 ans ; il est de 65% au delà de 8 ans de détention.

Avantages fiscaux sur l’épargne investie en actions

Par ailleurs, les pouvoirs publics encouragent les épargnants à investir en bourse, grâce à des incitations fiscales :
  1. Exonération d’impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux) sur les gains boursiers du Plan d’Epargne en Actions (PEA) et du Plan d’Epargne Entreprise (PEE). Mais, à condition que leur durée soit au moins égale à 5 ans.
  2. Crédits d’impôt accordés lors de la souscription de titres à risques, à condition de conserver ces titres pendant au moins 5 ans. Il s’agit des parts de capital de certaines PME ; des parts de FCP dans l’innovation ou des parts de fonds d’investissement de proximité (FIP).
  3. Exonération d’impôt sur les gains boursiers obtenus dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, si le contrat dure au moins 8 ans.
  4. Pas d’impôt sur la possession du capital financier. En effet, depuis le 1er janvier 2018, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), qui remplace l’ISF, ne taxe que les biens immobiliers.

Transmission

Les modalités de transmission des valeurs mobilières sont différentes selon qu’il s’agit d’une transmission en cours de vie ou d’une transmission après le décès du titulaire. Et aussi, selon la nature du support : un compte-titres ordinaire (CTO), un plan d’épargne en action (PEA) ou un contrat d’assurance-vie.

Au cours de la vie

Tant qu’il est vivant, le titulaire d’un compte titres ordinaire (CTO) peut disposer de tous ses capitaux comme il l’entend. Il peut, soit les retirer en partie ou en totalité, soit effectuer des donations au profit d’un tiers, par transfert sur le compte de la personne bénéficiaire. Par contre, la cession d’un PEA est interdite.
De même, il est impossible de transmettre votre PEA par donation ou par testament. Cette impossibilité joue même pour le conjoint ou les enfants.

Après le décès

Dès qu’elle a connaissance du décès, la banque procède au blocage des comptes-titres individuels, ouverts au nom du titulaire décédé. Les fonds sont maintenus par la banque jusqu’au règlement de la succession.
Un compte-titres joint n’est pas bloqué par le décès. Il peut faire l’objet d’une clôture après la vente ou le transfert des titres. Ou encore, d’un changement d’intitulé, si le co-titulaire est le conjoint survivant.
Ensuite, la banque va attendre que les héritiers se manifestent, soit directement auprès d’elle, soit par l’intermédiaire du notaire chargé de la succession.
Une fois que la banque a reçu l’acte de dévolution de l’actif successoral, les titres peuvent être conservés en indivision par les héritiers, transférés à un ou plusieurs héritiers ou encore vendus.

Les formalités

A savoir ! les formalités peuvent être complexes et coûteuses, auprès de la banque et du notaire chargés de la succession.
Les héritiers doivent attendre un certain délai, parfois assez long avant de récupérer les actifs successoraux.
En outre, les avoirs en épargne boursière en dépôt sur un compte-titres ou un PEA doivent faire l’objet d’une déclaration de succession par les héritiers directs ou légataires.

Précision importante : l’épargne boursière investie sur les contrats d’assurance-vie est soumise à des règles particulières de transmission, plus favorables sur le plan juridique et fiscal.

Conseils pratiques sur le placement en actions

Les conseils de l'AMF (1)

Les bonnes pratiques pour investir en actions

  • Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un placement risqué. En effet, le montant d’une action variant à la hausse comme à la baisse, vous n’êtes pas sûr de récupérer votre mise de départ. A court terme, la probabilité d’essuyer une perte est importante. Ayez donc de côté une épargne de précaution. Et, n’investissez que les sommes dont vous êtes sûr de ne pas avoir besoin avant plusieurs années.
  • Ayez un horizon de placement de 5 ans au minimum. En effet, avec un portefeuille d’actions diversifié vous augmentez considérablement vos chances d’obtenir un rendement intéressant, si vous le conservez plusieurs années.
  • L’investissement en direct nécessite d’y consacrer du temps : avant d’investir et tout au long de la détention de vos actions, vous devez vous intéresser à la vie de l’entreprise et de son secteur d’activité. Pour déterminer les perspectives de la société et le potentiel de rendement de l’action, consultez les communiqués de presse, rapports annuels ou documents publiés par la société.
  • N’investissez pas uniquement en actions, diversifiez vos placements. Au sein de votre investissement en actions, privilégiez des actions de sociétés de différents secteurs d’activités, de différentes zones géographiques, etc.
  • Face aux fluctuations des marchés, ne vous précipitez pas pour vendre ou acheter des actions. Prenez toujours le temps de la réflexion pour estimer le potentiel de rendement futur de vos placements. En effet, acheter des actions après la hausse et vendre après la baisse diminue bien souvent votre rendement.
  • Pensez également à investir régulièrement. Cela vous permet de diminuer l’influence des fluctuations boursières : les achats à prix élevés sont compensés par les achats à prix bas.

Les bonnes pratiques pour investir en SICAV et FCP d’actions

  • Choisissez vos investissements en fonction de vos objectifs, de votre sensibilité au risque et de vos horizons de placement.
  • Gardez à l’esprit qu’en contrepartie d’un potentiel de rendement plus ou moins important, un investissement dans un fonds peut être risqué : la plupart des fonds présentent un risque de perte en capital et les performances ne sont jamais garanties. Mais, en diversifiant sur plusieurs types de fonds et en investissant sur le long terme, il est possible de réduire ce risque.
  • Investissez uniquement l’épargne dont vous pouvez vous passer sur plusieurs années (minimum 5 à 10 ans).
  • Avant d’investir, lisez attentivement le DICI et assurez-vous de bien comprendre la stratégie d’investissement présentée.
  • Vérifiez que le produit est agréé par l’AMF et qu’il est autorisé à la commercialisation en France.
  • Prenez connaissance des frais et des conditions de rachat.
  • Suivez régulièrement l’évolution de votre placement.

(1) Les conseils de l’AMF, Autorité publique indépendante. Chargée de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés :  https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/actions-obligations/actions/investir-en-actions-cotees-en-bourse
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