Les SICAV et FCP

Les SICAV et FCP constituent des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Ils collectent des fonds auprès des épargnants, pour les investir en valeurs mobilières.

En souscrivant des actions de SICAV et des parts de FCP, vous accédez à un portefeuille de titres, en commun avec d’autres investisseurs. Par ce biais, vous percevez des revenus (intérêts et dividendes) et réalisez des plus-values potentielles.

En france, il existe des milliers de SICAV et FCP, gérés par des professionnels agréés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Ces organismes se soumettent à une réglementation spécifique en matière de répartition des risques et de transparence à l’égard des investisseurs.

Les OPCVM ou fonds d’investissement interviennent sur des marchés financiers diversifiés. Certains fonds investissent dans les placements monétaires ou obligataires, d’autres dans les actions.

Les OPCVM se logent dans des supports d’épargne très variés : compte titres ordinaire (CTO), plan d’épargne en actions (PEA), plan d’épargne entreprise (PEE), plan d’épargne retraite (PER), contrat d’assurance-vie, etc.
Ils se souscrivent auprès des établissements financiers, banques et assurances, agréés en France, par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR ). 

Sommaire

Pourquoi investir dans une SICAV ou un FCP ?

Compte tenu des placements qui les composent, les SICAV et FCP vous permettent de réaliser plusieurs objectifs :
  1. Constituer une épargne financière à moyen et long terme.
  2. Diversifier vos placements en bourse ou dans l’immobilier.
  3. Valoriser vos capitaux grâce à des revenus réguliers et des plus-values, dans le cadre d’une gestion professionnelle
  4. Optimiser votre situation fiscale en bénéficiant d’avantages fiscaux spécifiques à l’épargne boursière.

Fonctionnement des OPCVM

Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) prennent la forme juridique, soit d’une Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV), soit d’un Fonds Commun de Placement (FCP).

1. Les SICAV

La SICAV constitue une Société d’Investissement à Capital Variable qui émet des actions. C’est un produit d’épargne distribué au grand public par les grands réseaux bancaires.
La SICAV augmente son capital en émettant des actions au fur et à mesure des demandes de souscription des investisseurs.
Et, inversement, elle réduit son capital pour rembourser les actions des investisseurs qui veulent récupérer leur capital.

Le capital minimum d’une SICAV s’élève à 7,5 millions d’euros. Ses actionnaires peuvent s’exprimer sur la gestion de la société, au sein des assemblées générales.
La SICAV est contrainte de respecter certaines règles de diversification de ses placements afin de limiter leurs risques.

2. Les FCP

Le FCP constitue une copropriété de valeurs mobilières qui émet des parts. Le FCP est d’une taille plus petite que la SICAV. Mais, il offre les mêmes avantages.

Le porteur de parts d’un FCP ne dispose d’aucun des droits conférés à un actionnaire. Mais, la société de gestion qui gère le fonds agit au nom des porteurs et dans leur intérêt exclusif.

Le capital minimum d’un FCP s’élève à 400 000 euros.
Le FCP investit dans des segments de marchés plus fins, plus nombreux et davantage internationaux que ceux proposés par la SICAV.  En contrepartie de la recherche de gains plus élevés, les risques de perte en capital s’avèrent plus importants.
Remarque : les FCP restent, pratiquement, les seuls à se positionner dans la catégorie des fonds garantis.

Les diverses catégories de SICAV et FCP

L’AMF définit une grille de classification pour les OPCVM à vocation générale. Ces fonds, régulés par l’AMF, se commercialisent dans tous les pays de l’Union Européenne.
Cette classification comprend plusieurs catégories, selon le type de gestion de chaque OPC et des risques qu’ils comportent.
L’appartenance à l’une de ces catégories entraîne le respect de certains critères d’orientation des placements effectués par les OPCVM.
Le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) et le prospectus d’un fonds précisent obligatoirement la catégorie à laquelle il appartient. Ainsi que ses objectifs et le niveau de risque encouru par les souscripteurs.

Les OPCVM actions

Les SICAV et FCP d’actions investissent la majorité de leurs placements en actions (60% au minimum). Le reste pouvant s’investit en obligations ou sur des placements monétaires.
La plupart des fonds d’actions se spécialisent en actions françaises, actions européennes ou de la zone euro, actions internationales, etc.
Les fonds d’actions s’avèrent parmi les plus rentables à long terme (10 ans minimum).
Mais, en contre partie, ils présentent un risque de perte en capital de niveau 6 sur une échelle de 7.

Les OPCVM obligations

Les SICAV et FCP d’obligations s’investissent principalement en obligations, bons du trésor, titres de créances libellés en euros et autres titres internationaux de créances.
Une partie du portefeuille s’investit en actions, dans la limite de 10% de l’actif net.
Bien qu’il existe des risques, liés aux taux d’intérêts ou à la qualité de l’émetteur, l’investissement en OPCVM d’obligations répond essentiellement à un objectif de sécurité.
Sur le moyen et le long terme, le niveau de risque se situe à 3 ou 4 sur une échelle de 7.

Les OPCVM monétaires

Les OPCVM monétaires se composent essentiellement de titres à durée de vie très courte. Ces titres sont peu sensibles à l’évolution des taux d’intérêt (bons du trésor ou titres de créances négociables). Les investissements en actions leur sont interdits.
Les fonds monétaires s’utilisent comme des placements de courte durée. Notamment, en complément des livrets d’épargne ou en attente de placements de plus longue durée.
Les fonds monétaires présentent l’attrait de la liquidité immédiate et de la sécurité (un niveau de risque de 1 sur une échelle de 7).

Les OPCVM diversifiés

Cette catégorie rassemble les fonds à vocation générale qui n’appartiennent à aucune autre catégorie. La gestion des OPCVM diversifiés peut être totalement libre. Le portefeuille se compose, généralement, de toutes sortes de valeurs mobilières, selon la politique de gestion définie.

Les OPCVM à formule

Les fonds à formule offrent une performance conditionnelle. Par exemple, cette performance se définit en fonction de l’évolution des indices boursiers.
Pour cela, le fonds s’engage à un certain résultat, à une date déterminée. Ce dernier s’obtient par l’application d’une formule de calcul reposant sur des indicateurs de marchés financiers.

Les trackers

Un Tracker constitue une SICAV ou un FCP qui reproduit, fidèlement, les variations d’un indice. Il investit, essentiellement, dans les valeurs qui composent l’indice utilisé.
En achetant un Tracker, vous vous exposez aux variations à la hausse ou à la baisse des titres qui composent l’indice.
Un Tracker s’achète ou se vend en bourse, comme une action classique. C’est l’une des caractéristiques qui le différencie des autres organismes de placement collectif.

Objectifs de gestion et orientation des OPCVM

La composition du portefeuille des SICAV et FCP suit étroitement leur politique d’investissement et de gestion. Mais aussi, le niveau de risque et de rendement proposé aux épargnants.
La sélection des actifs d’un portefeuille tient compte de critères très divers, même extra-financiers. C’est ainsi que certains fonds se spécialisent sur un secteur d’activité précis. Par exemple, dans l’immobilier, l’environnement, dans le secteur social, etc.
Ces critères de composition et de sélection des actifs sont décrits obligatoirement et clairement dans le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI).
Car, ils permettent à tout souscripteur potentiel de choisir le fonds d’investissement qui correspond précisément à ses objectifs patrimoniaux, à son horizon de placement et à son profil d’épargnant.

Souscription ou rachat de SICAV et FCP

Commercialisation des OPCVM

La commercialisation des OPCVM (actions et parts) se réalise, soit directement par la société de gestion du fonds, soit par des intermédiaires financiers (banques, conseillers en investissement, etc.).
La commercialisation par publicité, démarchage ou conseil sur des fonds d’investissement est encadrée par des règles destinées à protéger les futurs souscripteurs.

Tout organisme qui commercialise un OPCVM a l’obligation de :
  • Se renseigner sur les connaissances financières du souscripteur éventuel et notamment sur son aversion au risque.
  • Remettre, préalablement au souscripteur, le document d’information clé pour l’investisseur (DICI).

Le Document d'Information Clé pour l'Investisseur (DICI)

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) réglemente le contenu des documents commerciaux des SICAV et FCP.

Ainsi, que le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) contient obligatoirement, en 2 ou 3 pages, les informations suivantes :
  • la dénomination de l’OPCVM : adaptée au profil de l’OPCVM et à sa classification par l’AMF.
  • l’objectif de gestion : décrit de façon précise et synthétique.
  • l’indicateur de référence : identifié clairement, notamment lorsque l’objectif du fonds fait référence à un indice, par exemple, le CAC 40.
  • la politique d’investissement : elle décrit les principes et les stratégies de gestion, ainsi que les critères de sélection des valeurs pour constituer le portefeuille, etc.
  • le profil de risque et de rendement : cette partie du DICI comprend une échelle de risque numérique (notée de 1 à 7) complétée par des explications.
  • les performances passées : les informations sur les performances du fonds se présentent, sur plusieurs années, sous la forme d’un graphique. Elles se couplent avec l’indicateur de référence éventuel du fonds.
  • les frais : présentés sous la forme d’un tableau comprenant les frais d’entrée, les frais de sortie, les frais courants annuels, ainsi que les éventuelles commissions de super-formance du fonds.

Conseil : avant d’investir, lisez attentivement le DICI et assurez-vous de bien comprendre la stratégie d’investissement présentée.

Prix d'achat ou de vente de SICAV ou FCP (valeur liquidative)

Les actions de SICAV ou les parts de FCP s’émettent ou se rachètent à leur valeur liquidative, majorée ou diminuée, selon les cas, des frais et des commissions d’intermédiaires.
La valeur liquidative s’obtient en divisant la valeur globale du portefeuille de la SICAV ou du FCP, par le nombre total d’actions ou de parts émises par le fonds.
Cette valeur augmente ou diminue au fur et à mesure de l’évolution de la valeur des titres en portefeuille.
Elle s’établit et se publie selon une périodicité adaptée à la nature du portefeuille. Par quinzaine ou tous les jours, selon les modalités indiquées dans le DICI.
Précisions : les souscriptions et les rachats d’actions de SICAV ou de parts de FCP s’effectuent selon la règle du cours inconnu.
C’est à dire que tout ordre d’achat ou de vente s’éffectue à la valeur liquidative du lendemain ou des jours suivants.
En effet, la fixation du prix d’une action ou part d’OPCVM dépend du jour et de l’heure de passation d’un ordre, ainsi que de la périodicité de cotation des titres émis par le fonds.
Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de l’établissement financier distributeur

Frais sur SICAV et FCP

La souscription, le rachat et la conservation des SICAV et FCP entraîne le règlement de 4 types frais qui sont les suivants :

1. Les droits d’entrée

Les droits d’entrée se perçoivent sous la forme d’une commission de souscription.
Ils se prélèvent au moment de l’achat et viennent en déduction de la somme réellement investie.
En pratique, les droits d’entrée s’ajoutent à la valeur liquidative de référence retenue pour la souscription. La somme des deux constitue le prix d’achat.

2. Les droits de sortie

Les droits de sortie se perçoivent sous la forme d’une commission de rachat.
Ils s’acquittent au moment de la revente des actions et parts de SICAV et FCP. Les droits de sortie viennent en diminution de la valeur liquidative de référence retenue pour le rachat.
Ainsi, le prix de rachat est égal à la valeur liquidative, moins la commission de rachat.

3. Les frais courants de gestion

Les frais courants de gestion recouvrent la rémunération du dépositaire et du gestionnaire des SICAV et FCP.
Ces frais se déduisent de la valeur liquidative, publiée nette de frais. Ils ne sont pas négociables.

Les frais courants de gestion des OPCVM français s’élèvent en moyenne à 1,3 %. Leur taux diffère selon la nature des fonds :
  • entre 1,20% et 1,70% (fonds actions).
  • de 0,50% à 1% pour les fonds obligations.
  • à 0,33% (fonds indiciels et Trackers).
  • environ 0,10% pour les fonds monétaires.
4. Les droits de garde

L’organisme dépositaire des OPCVM prélève, généralement et annuellement, des droits de garde.
Ces droits correspondent aux frais de conservation des valeurs dans un compte-titres ordinaire (CTO) ou dans un Plan d’Epargne en Actions (PEA).
En général, les établissements ne prélèvent pas de droits de garde sur leurs fonds maison.
En revanche, ils perçoivent des frais de courtage et des droits de garde sur l’achat et le dépôt des fonds extérieurs.
Ainsi, si vous souhaitez acquérir des parts d’un fonds non commercialisés par votre banque, adressez-vous ailleurs. Par exemple, à une centrale d’achat, un courtier ou une banque en ligne, sur internet. Certains de ces acteurs en ligne ne prélèvent aucun frais.

Remarques : le montant ou pourcentage des commissions indiqué sur le DICI de l’OPCVM correspond à un montant maximum. Ces commissions se négocient, notamment en fonction de l’importance de la souscription. Certains établissements proposent un barème dégressif ou progressif en fonction du montant investi.

En outre, les frais des FCP sont, en moyenne, moins élevés que ceux des SICAV. En effet, les SICAV font face à des frais de fonctionnement plus importants, liés à leur structure juridique (convocation et tenue des assemblées générales, conseil d’administration, etc.).

Particularités des SICAV et FCP

Les particularités des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) se déterminent à partir des 5 critères importants pour les épargnants : la rentabilité, la sécurité, la disponibilité, la fiscalité et la transmission.
En effet, grâce à ces critères, vous comparez facilement les diverses catégories d’épargne financière.

Rentabilité des SICAV et FCP

La valorisation de votre patrimoine est directement liée à la rentabilité de vos placements.
Mais, sous peine de vous appauvrir, vos placements doivent rapporter suffisamment. D’une part, pour couvrir le montant des frais et des impôts à payer. Et, d’autre part, pour compenser l’érosion monétaire (l’inflation).
Alors, qu’en est-il de la rentabilité des organismes de placement collectif (OPC) ?

Les gains potentiels des OPC

En général, la finalité d’un investissement consiste à percevoir des revenus et valoriser le capital.
Les gains réalisés par les SICAV et FCP proviennent des titres composant leur portefeuille de valeurs mobilières. Ces dernières procurent 2 catégories de revenus : des intérêts ou dividendes et des plus-values potentielles.

Les intérêts ou dividendes

Les intérêts (ou coupons) annuels correspondent à la rémunération versée par les obligations. Et, les dividendes, à la partie des bénéfices distribués aux actionnaires, par les sociétés.

Les plus-values potentielles

Les plus-values correspondent aux gains réalisés à la revente de valeurs mobilières, si la vente s’effectue à un prix supérieur au prix d’achat. Par contre, si les valeurs se vendent à perte, il s’agit d’une moins-value.

Distribution des revenus

Un OPCVM peut choisir ne pas distribuer, aux porteurs de parts, les revenus qu’il perçoit. En effet, sa stratégie consiste à réinvestir la totalité des revenus. Il s’agit alors d’un fonds de capitalisation. Ces revenus, non distribués, augmentent la valeur liquidative des actions ou parts de SICAV et FCP.
A l’inverse, un OPCVM peut distribuer, périodiquement, les gains qu’il a encaissés. Il s’agit alors d’un fonds de distribution.

Entre ces deux situations, le fonds se réserve, chaque année, la liberté de distribuer ou de capitaliser les revenus des titres en portefeuille ainsi que les plus-values nettes réalisées.
Enfin, le fonds peut choisir d’émettre deux catégories de parts, des parts de capitalisation et des parts de distribution. Vous avez, alors, la possibilité de réaliser à tout moment des arbitrages entre les deux catégories de parts.

Les niveaux de rendement des OPCVM

Statistiquement, l’épargne boursière fait partie des secteurs financiers les plus rentables sur le long terme.
Sa bonne rentabilité provient du niveau élevé des intérêts et des dividendes versés par les sociétés. Et aussi, à l’évolution positive des cours boursiers, malgré quelques périodes de crises (cracks).

En effet, pour analyser la performance d’un OPCVM, il faut prendre en compte l’évolution de sa valeur liquidative. Mais aussi, le montant des revenus qu’il distribue chaque année.
En pratique, le rendement d’un OPCVM dépend surtout de la composition de son portefeuille : titres monétaires, obligations, actions, etc.
C’est pourquoi, quelles que soient les compétences de ses gestionnaires, la valeur de chaque fonds est surtout liée à l’évolution des marchés financiers.

Comparaison des rendements

Les résultats passés ne préfigurent pas les résultats futurs ! Mais, la connaissance des performances d’un OPCVM sert à évaluer sa rentabilité. Et aussi, à comparer sa rentabilité avec celle de son indicateur de référence et des autres OPCVM de la même catégorie.

En conséquence, vous choisissez des SICAV et FCP qui correspondent le mieux à votre horizon de placement. Et, surtout, au niveau de rentabilité que vous espérez :
  1. Elevé : ce niveau de rendement s’obtient en investissant à long terme, en SICAV et FCP détenant des actions et/ou des valeurs immobilières.
  2. Moyen : pour atteindre ce niveau, les fonds diversifiés (composés d’actions et d’obligations) sont les plus recommandés sur le moyen terme.
  3. Faible : aujourd’hui, ce niveau s’obtient par des fonds de placements monétaires. Mais, en contrepartie, ces fonds procurent une excellente disponibilité et sécurité.
Important : si vous privilégiez la rentabilité de vos placements, vous renoncez à une certaine sécurité.
Mais, quelques soient les types de SICAV et FCP dans lesquels vous investissez, au départ, vous pouvez, plus tard, réorienter votre épargne. Notamment, en réalisant des arbitrages, selon l’évolution de la conjoncture, de votre situation personnelle ou de votre profil d’épargnant.

Performances des OPC (source Banque de France)

Sur les 12 dernières années (du 1/1/2010 au 31/12/2022), les performances annualisées des diverses catégories d’organismes de placement collectif ont été les suivantes :
  • Actions : 8,03% ;
  • Indiciels : 8,30% ;
  • Autres : 4,57% ;
  • Mixtes : 3,56% ;
  • Obligations : 1,84% ;
  • Monétaires : 0,09%.

Ces performances sont calculées nettes de frais de gestion, hors frais d’entrée ou de sortie (source Banque de France).

Cependant, il faut relativiser les dernières performances du placement en actions. Car elles dépendent essentiellement de la date et de la durée de l’investissement. Et notamment, du cycle au cours duquel l’investissement a été réalisé et conservé (cycle haussier ou baissier).
En outre, les performances passées ne préfigurent pas les résultats futurs !

Synthèse sur les performances des OPC

On constate que le rendement des OPC d’actions se situe régulièrement au dessus du taux d’inflation et des taux d’intérêts des obligations.
Mais cela n’a pas toujours été le cas ! C’est pourquoi, il faut relativiser les performances du placement en actions.
En effet, la performance des actions dépend de la date et de la durée de l’investissement. Et notamment, du cycle au cours duquel l’investissement se réalise et se conserve.

En outre, les fluctuations annuelles (hausse ou baisse) du cours des actions s’avèrent beaucoup plus importantes que celles des obligations. Donc le risque de perte en capital, comme la possibilité de réaliser des plus-values, se situe à un niveau plus élevé.

En conclusion
  1. Les fonds monétaires (0,09% l’an) ne rapportent plus rien depuis plusieurs années. En effet, les taux des placements effectués sur les marchés monétaires ont été négatifs ou proches de zéro en 2020. Mais, bien que n’étant pas garantis, les placements monétaires ne présentent pas de risques. Et, ils préservent, plus ou moins, le capital investi.
  2. Les fonds obligataires (1,84% l’an) sont soumis aux risques des taux d’intérêts à long terme. Ces taux ne cessent de baisser. Ils se situaient à 0,30% dans la zone Euro, en 2021. C’est donc sur les places financières internationales que les OPC peuvent procurer une rendement supérieur au taux d’inflation.
  3. Les fonds mixtes (3,56% l’an) offrent un bon compromis en matière de rendement et de risque. Car, ils sont investis en actions et obligations diversifiées, au niveau mondial. Ce qui leur permet de profiter des hausses grâce aux actions et de réduire les risques du portefeuille par le biais des obligations.
  4. Les fonds actions (8,03% l’an) sont réservés aux épargnants avertis, qui acceptent de prendre des risques plus ou moins élevés.

Ainsi, l’investissement dans un organisme de placement collectif (OPC) d’actions et d’obligations est considéré comme un placement de long terme. Car, l’allongement de la durée de l’investissement permet de gommer les fortes variations de cours.
C’est pourquoi, il est conseillé d’investir en bourse des sommes régulières, plutôt qu’une somme importante, en une seule fois.

Sécurité des SICAV et FCP

Une espérance de forte plus-value en capital constitue une prise de risque élevée. En recherchant une meilleure performance de vos placements sur les marchés boursiers, vous renoncez à une certaine sécurité.

Les risques du placement en SICAV et FCP

S’ils sont investis en épargne boursière, les OPC présentent des risques de perte en capital. En effet, un portefeuille de valeurs mobilières s’expose à plusieurs types de risques.

Un risque émetteur

C’est un risque propre à chaque entreprise qui émet des titres. Ce risque dépend de plusieurs facteurs. D’une part, de l’environnement économique de la société, de son secteur d’activité et de son mode de gestion. Et, d’autre part, de sa situation financière qui peut se détériorer et entraîner sa faillite. Dans un portefeuille, le risque émetteur s’élimine, partiellement, grâce à une diversification judicieuse des titres.

Un risque de marché
Le risque de marché est lié à l’évolution de l’économie en général et à la psychologie des investisseurs :
  • une période de taux d’intérêts élevés ou d’inflation peut faire baisser le cours des valeurs.
  • la croissance économique aura des conséquences positive sur le cours des actions. Par contre, ce sera l’inverse, en période de récession.
  • des chocs économiques ou politiques dans le monde influent sur l’économie et sur le cours des valeurs, en particulier.
  • la confiance ou la méfiance des investisseurs à l’égard de l’économie ou de la bourse provoquent, aussi, la hausse ou la baisse des marchés. Jusqu’à entraîner un crack boursier, dans le pire des cas.

Tous ces risques s’avèrent difficiles à éliminer totalement. Cependant, il existe des solutions pour diminuer les risques liés aux investissements en valeurs mobilières.
La principale solution consiste à diversifier votre investissement sur plusieurs types d’OPC (actions et obligations). Cela permet d’améliorer la performance globale de votre épargne, si la bourse progresse. Et, de limiter les risques de perte, si elle baisse.
Il est admis qu’un portefeuille diversifié procure un rendement positif au bout de quelques années.

Les niveaux de sécurité des SICAV et FCP

Le niveau de sécurité des sommes investies dans un OPCVM dépend essentiellement de la composition de son portefeuille.
Le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI) de chaque OPCVM indique obligatoirement son niveau de risque sur une échelle numérique de 1 à 7.

Le niveau de risque 1 correspond au meilleur niveau de sécurité d’un OPCVM, car le risque 0 n’existe pas !

Cependant, on peut classer les OPC par rapport à leur niveau de sécurité.

1. Le meilleur niveau de sécurité (risque 1 à 2)

Le meilleur niveau de sécurité consiste à choisir des fonds monétaires.
Ces fonds se composent de titres de créances négociables et de bons du Trésor dont la durée de vie est courte. Ils présentent un risque très faible.
Cependant, en 2019, le marché monétaire a enregistré des taux de rendement extrêmement bas et même négatifs. Ce qui peut provoquer, sur certains fonds, non seulement une rentabilité nulle, mais, aussi, une légère perte de capital.

2. Le niveau de sécurité moyen (risque de 3 à 5)

Vous pouvez privilégier un niveau de sécurité moyen en répartissant judicieusement vos SICAV et FCP sur les marchés d’actions et d’obligations
La part consacrée à chacun de ces marchés dépend du niveau de risque que vous êtes prêt à accepter. Les risques liées aux obligations étant bien moindres que ceux des actions.
Les fonds à vocation générale conviennent parfaitement à un niveau de sécurité moyen. Car, ces fonds sont contraints de respecter certaines règles de diversification de leurs placements, afin de limiter leurs risques.

3. Le niveau de sécurité le plus faible (risque de 6 à 7)

La sécurité de votre épargne sera très faible, si vous espérez des plus-values boursières. Notamment, par le biais des OPCVM d’actions. En effet, ils présentent des risques de perte en capital. C’est pourquoi les fonds actions doivent être investis à long terme, par des investisseurs avertis.

Important : Quelque soit le niveau de sécurité des OPCVM dans lesquels vous investissez, vous pouvez plus tard, réorienter votre épargne. Notamment, en réalisant des arbitrages en fonction de l’évolution de la conjoncture, de votre situation individuelle ou de votre profil d’épargnant.

La garantie des titres

Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) protège les investisseurs contre la défaillance de leur banque ou prestataire de services d’investissement. Il indemnise les clients sous certaines conditions et limites.
La garantie des titres couvre l’indisponibilité des instruments financiers tels qu’actions, obligations, parts d’OPCVM … jusqu’à 70 000 € par client et par établissement.
En savoir plus sur la garantie des dépôts et de résolution et ses exclusions  : www.garantiedesdepots.fr
Vous avez donc intérêt diversifier vos organismes financiers. D’une part, tous n’ont pas les mêmes niveaux de services ou de frais financiers. D’autre part, vous divisez les risques et augmentez vos garanties en cas de défaillance d’un ou plusieurs intermédiaires.

Disponibilité des SICAV et FCP

Un placement est considéré comme disponible ou liquide lorsque vous pouvez disposer des sommes investies :
  1. Quand vous en avez besoin, immédiatement ou très rapidement.
  2. Sous la forme d’espèces ou sur un compte de chèques.
  3. Sans risque de perte en capital ou de pénalité contractuelle, réglementaire ou fiscale.

La disponibilité de l’épargne boursière s’apprécie surtout lorsque vous pouvez vendre vos titres, à tout moment, à un prix supérieur à leur prix d’achat. C’est pourquoi, dans certains cas, vous devrez peut-être attendre des conditions de prix plus favorables, pour réaliser une plus-value ou éviter une moins-value.

De même, pour bénéficier de certains avantages fiscaux, vous devez conserver vos titres pendant plusieurs années (5 ans sur le PEE (plan d’épargne entreprise) et le PEA (plan d’épargne en actions). Ou encore, 8 ans sur un contrat d’assurance-vie en unités de compte.

Comment disposer du capital investi en OPCVM ?

Sachez qu’en général, l’épargne boursière n’est pas bloquée !
Si vous souhaitez récupérer votre capital investi en SICAV et FCP, vous devez, d’abord, vérifier leur dernière cotation. Ensuite, en fonction de l’évolution de la valeur des parts (gains ou pertes), vous déciderez de les conserver ou de les vendre.
Dans ce dernier cas, vous passerez un ordre de vente, auprès de votre banquier dépositaire. En général, après l’exécution d’un ordre, quelques jours suffisent pour que votre compte de chèques soit crédité de la valeur des OPCVM vendus.

Durée conseillée d’un placement en SICAV et FCP

Compte tenu des risques en capital, un investissement en OPCVM, constitué d’actions et d’obligations, doit être considéré comme un placement à moyen et long terme (7 à 10 ans). C’est le temps nécessaire pour percevoir suffisamment de revenus et compenser une baisse soudaine des cours, en cas de crack.
C’est pourquoi, avant d’investir, déterminez votre horizon de placement, c’est à dire la durée pendant laquelle vous êtes prêt à conserver ce placement.

Cependant, la durée de placement des sommes investies dans un OPCVM dépend essentiellement de la composition de son portefeuille. Le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI) indique, notamment, la durée de détention recommandée.
  • Les OPCVM monétaires, généralement destinés aux placements à court terme, doivent être conservés quelques mois. En effet, bien qu’il n’y ait pas ou peu de frais d’entrée ou de sortie sur ces OPC, les gestionnaires prélèvent des frais courants de gestion. Ces frais peuvent faire baisser la valeur liquidative d’un fonds, notamment en période de taux d’intérêts négatifs sur les marchés à court terme.
  • Concernant les OPCVM d’obligations, une durée minimum de 5 ans est préconisée.
  • Par contre, les OPCVM diversifiés et les OPC d’actions sont généralement placés sur une durée minimum de 7 à 10 ans.

Attention ! Lorsque les SICAV et FCP sont soumis à des frais d’entrée ou de sortie, il est nécessaire de conserver ces valeurs suffisamment de temps pour amortir ces frais et rémunérer le capital investi.

Fiscalité des SICAV et FCP

En règle générale, les gains provenant des valeurs mobilières, dont les SICAV et FCP, sont imposables. Cependant, il existe de nombreux avantages fiscaux spécifiques à l’épargne boursière.

Imposition des gains

Depuis le 1.1.2018, les revenus et les plus-values mobilières, sont soumis à la Flat Tax. C’est à dire au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (soit 12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux).
Ainsi, si vos revenus sont soumis à un Taux Marginal d’Imposition supérieur à 12,8%, vous êtes avantagés.

Par contre, vous pouvez opter pour la déclaration des revenus, si votre Taux Marginal d’Imposition est inférieur à 12,80% ou si vous êtes non imposable. Dans ce cas, vous aurez le droit de déduire les frais de garde de vos titres et les abattements suivants :
  1. Abattement forfaitaire de 40% sur les dividendes d’actions. Il est appliqué automatiquement sur le montant déclaré. Ainsi, les dividendes ne sont imposés qu’à concurrence de 60% de leur montant brut.
  2. Abattement général sur les plus-values mobilières. Si les OPCVM ont été acquis avant le 1.1.2018, l’abattement est égal à 50%, si leur durée de détention se situe entre 2 et 8 ans ; il est de 65% au delà de 8 ans de détention.

Avantages fiscaux

Par ailleurs, les pouvoirs publics encouragent les épargnants à investir en bourse, grâce à des incitations fiscales :
  1. Exonération d’impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux) sur les gains boursiers réalisés sur un Plan d’Epargne en Actions (PEA) ou un Plan d’Epargne Entreprise (PEE). Mais, à condition que leur durée soit au moins égale à 5 ans.
  2. Crédits d’impôt accordés lors de la souscription de FCP à risques, à condition de conserver ces titres pendant au moins 5 ans. Il s’agit des parts de capital de certaines PME ; parts de FCP dans l’innovation ou de parts de fonds d’investissement de proximité (FIP).
  3. Exonération d’impôt sur les gains boursiers obtenus dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, si le contrat dure au moins 8 ans.
  4. Pas d’impôt sur la possession du capital financier. En effet, depuis le 1er janvier 2018, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), qui remplace l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), ne taxe que les biens immobiliers.

Transmission des SICAV et FCP

Les modalités de transmission des valeurs mobilières diffèrent selon qu’il s’agit d’une transmission en cours de vie. Ou d’une transmission après le décès du titulaire. Et aussi, selon la nature du support dans lequel se logent les SICAV et FCP : un compte-titres ordinaire (CTO), un PEA ou un contrat d’assurance-vie.

Au cours de la vie

Tant qu’il est vivant, le titulaire d’un compte-titres ordinaire dispose de tous ses capitaux comme il l’entend. Il peut, soit les retirer en partie ou en totalité, soit effectuer des donations au profit d’un tiers, par transfert sur le compte de la personne bénéficiaire. Par contre, la cession d’un PEA est interdite.
De même, il est impossible de transmettre votre PEA par donation ou par testament. Cette impossibilité joue même pour le conjoint ou les enfants.

Après le décès

Dès qu’elle a connaissance du décès, la banque procède au blocage des comptes-titres individuels, ouverts au nom du titulaire décédé. Elle conserve les fonds jusqu’au règlement de la succession.
Un compte-titres joint ne se bloque pas par le décès. Il peut faire l’objet d’une clôture après la vente ou le transfert des titres. Ou encore, d’un changement d’intitulé, si le co-titulaire est le conjoint survivant.
Ensuite, la banque attend que les héritiers se manifestent, soit directement auprès d’elle, soit par l’intermédiaire du notaire chargé de la succession.
Une fois que la banque reçoit l’acte de dévolution de l’actif successoral, les titres peuvent être conservés en indivision par les héritiers, transférés à un ou plusieurs héritiers ou encore vendus.

Formalités après décès 

A savoir ! les formalités s’avèrent souvent complexes et coûteuses, auprès de la banque et du notaire, chargés de la succession.
Les héritiers attendent parfois un délai assez long avant de récupérer les actifs successoraux.
En outre, les avoirs en épargne boursière en dépôt sur un compte-titres ou un PEA fond l’objet d’une déclaration de succession par les héritiers directs ou légataires.

Précision importante : Les SICAV et FCP logés sur les contrats d’assurance-vie sont soumis à des règles particulières de transmission, sur le plan juridique et fiscal.

Synthèse sur les SICAV et FCP

Avantages
5/5

1. Un très grand choix d’investissements

Il existe de nombreuses catégories de SICAV et FCP. Chacune correspond à une stratégie, un horizon de placement et un niveau de rendement ou de sécurité spécifique.

Par exemple, vous pouvez diversifier vos investissements en OPCVM :
  • Dans divers types d’actifsactionsobligationsépargne immobilière, etc.
  • Sur de multiples zones géographiques : l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie, les pays émergents, etc.
  • Dans certains secteurs économiques : industrie, luxe, BTP, etc.

En outre, l’investissement en OPCVM vous permet d’accéder à des marchés, en direct, peu disponibles et difficiles d’accès pour les particuliers. Par exemple, les marchés des obligations et des actions étrangères.

Ainsi, grâce à la multitude des SICAV et FCP mis à votre disposition, vous pouvez facilement :
  • Constituer un portefeuille adapté à vos propres objectifs patrimoniaux.
  • Acquérir des OPC dont le portefeuille est déjà très diversifié.

2. Un placement accessible

Vous pouvez souscrire des SICAV et FCP, à partir de montants peu élevés. Quelques dizaines d’euros suffisent pour vous constituer un capital, en une seule fois ou régulièrement.
Les OPCVM vous permettent d’acquérir indirectement des valeurs mobilières. Et cela, même si vous n’avez ni le temps de vous en occuper, ni les connaissances nécessaires.

3. Une gestion professionnelle et sécurisée

Tous les OPCVM, commercialisés en France, sont agréés et controlés par l’autorité des marchés financiers (AMF). Ils doivent respecter certaines règles de fonctionnement et d’information des épargnants.
Les fonds sont gérés par des professionnels spécialisés, eux-mêmes agrées par l’AMF.
Grâce aux informations contenues dans le DICI, vous pouvez connaître exactement le type de gestion que propose le fonds. Ainsi, vous pouvez choisir le niveau de risque correspondant à votre profil d’épargnant (sécuritaire, prudent, équilibré ou dynamique).

4. Une opportunité pour valoriser votre capital

A cause de ses faibles taux d’intérêt, l’épargne bancaire ne garantit plus le pouvoir d’achat des capitaux investis.
Par contre, les SICAV et FCP vous donnent l’occasion de réaliser des plus-values en bourse ou dans l’immobilier.
C’est un excellent moyen de diversifier et de valoriser vos avoirs financiers.
Choisissez des supports plus risqués (OPCVM d’actions), si vous n’avez pas besoin de votre épargne rapidement. Car, les fonds monétaires et obligataires ne génèrent qu’une très faible rentabilité.

5. Des avantages fiscaux

L’investissement en SICAV et FCP profite des avantages fiscaux réservés aux valeurs mobilières.
Notamment, s’il est effectué dans le cadre des supports privilégiés tels que : le Plan d’épargne en actions (PEA), l’assurance-vie en unités de compte, les FCP à risques, etc.

Inconvénients
3/5

1. Une dépendance à l’évolution des marchés

La valeur des investissements exposés sur certains marchés est soumise à de nombreux aléas. Citons par exemple, les marchés des actions, des obligations ou de l’immobilier.
En effet, bien que vos SICAV et FCP soient gérés par des professionnels, ils présentent un risque de perte en capital. Notamment, en cas de baisse des cours de leurs actifs, dont les causes peuvent être multiples.

2. Attention aux frais !

Informez-vous bien sur les frais de courtage et les frais de garde sur les comptes-titres ordinaires (CTO) et le plan d’épargne en actions (PEA).
Comparez les frais prélevés par les société de gestion des fonds et par les intermédiaires. Car, le montant total de ces frais peut diminuer considérablement le rendement de vos SICAV et FCP, sur la durée.
Certains montants ou pourcentages de frais se négocient. Notamment les frais d’entrée sur les OPCVM qui sont destinés à commissionner les intermédiaires (banquiers ou courtiers), mais rarement les frais courants de gestion.
NB. Les frais de gestion des SICAV et FCP d’actions internationales (environ 1,80%) sont plus élevés que ceux des OPCVM d’actions Françaises ou Européennes. Et, ceux des Trackers sont les moins coûteux (environ 0,33%).

3. Un investissement de longue durée

Mis à part les fonds monétaires, la majorité des SICAV et FCP investissent en obligations ou en actions. Les cours de ces valeurs fluctuent dans des proportions plus ou moins importantes.
Ainsi, pour amortir les variations de cours, respectez la durée de placement recommandée par le fonds, avant de retirer vos capitaux.
Cependant, la plupart des placements en bourse ne sont pas bloqués. Donc, en cas de besoin urgent, vous pourrez revendre vos titres, mais avec un risque de perte en capital.

Remarque : la plupart des OPCVM à vocation générale possèdent une trésorerie suffisante pour vous racheter, rapidement, vos actions ou vos parts, en cas de besoin.
Mais, avant de souscrire des SICAV et FCP, n’hésitez pas à vous renseigner sur toutes les conditions de rachat des parts.

Conseils pratiques sur les SICAV et FCP

Avant d’investir en SICAV et FCP

  • Comparez les fonds afin de choisir le produit qui correspond le mieux à vos objectifs et à votre profil d’épargnant.
  • Choisissez le type de fonds qui vous intéresse pour son potentiel de rendement. Après avoir choisi, comparez-le avec d’autres fonds similaires (performances passées, frais, etc.).
  • Vérifiez que la stratégie d’investissement vous paraît claire et convaincante.
  • Informez-vous sur son niveau de risque, en lisant le DICI.
Après avoir investi en SICAV et FCP
  • Suivez régulièrement le fonds dans lequel vous avez investi. Car, des changements peuvent intervenir dans la vie de votre fonds.
  • Prenez connaissance de ses performances, au fil des ans, en le comparant avec d’autres fonds de la même catégorie. Dans le DICI, les performances sont calculées nettes de frais.
Les conseils de l’AMF (1) Les bonnes pratiques pour investir en SICAV et FCP:
  • Choisissez vos investissements en fonction de vos objectifs, de votre sensibilité au risque et de vos horizons de placement.
  • Gardez à l’esprit qu’en contrepartie d’un potentiel de rendement plus ou moins important, l’investissement dans un fonds peut être risqué. La plupart des fonds présentent un risque de perte en capital et les performances ne sont jamais garanties. Mais, en diversifiant sur plusieurs types de fonds et en investissant sur le long terme, il est possible de réduire ce risque.
  • Investissez, uniquement, l’épargne dont vous pouvez vous passer sur plusieurs années (au moins 7 à 10 ans pour les fonds d’actions).
  • Avant d’investir, lisez attentivement le DICI et assurez-vous de bien comprendre la stratégie d’investissement présentée.
  • Vérifiez que le produit est agréé par l’AMF et est autorisé à la commercialisation en France.
  • Prenez connaissance des frais et des conditions de rachat.
  • Suivez, régulièrement, l’évolution de votre placement.
L’AMF assure une bonne protection des investisseurs
  • Les fonds bénéficient d’un cadre légal et réglementaire strict.
  • L’AMF délivre des agréments aux sociétés de gestion de portefeuille et assure un suivi de celles-ci durant toute leur vie.
  • L’AMF agrée les créations SICAV et FCP, ainsi que leurs modifications. Attention, l’agrément de l’AMF ne constitue en aucun cas une recommandation de souscription.
  • Les actifs (c’est-à-dire les actions, les obligations, etc.) dans lesquels l’épargne des investisseurs est investie sont conservés chez un « dépositaire » et sont protégés en cas de faillite de la société de gestion.

(1) Les conseils de l’AMF, Autorité publique indépendante, chargée de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés : https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/placements-collectifs/opc-fonds-sicav/ce-quil-faut-savoir-sur-les-placements-collectifs-fonds-et-sicav
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