Les Trackers ou ETF (Exchange Trade Funds)

Les Trackers ou ETF (Exchange Traded Funds) sont des Organismes de Placement Collectif indiciels. Contrairement aux autres OPC, les Trackers ou ETF sont cotés en bourse.
L’objectif de gestion d’un Tracker est de reproduire (traquer), le plus fidèlement possible, la performance d’un indice.
Ce peut être un indice boursier (actions ou obligations) ou immobilier, l’indice d’une devise ou d’un panier de matières premières.

Les Trackers ou ETF offrent une bonne solution pour investir, en une seule transaction, dans presque n’importe quelle classe d’actifs. Ou encore, sur n’importe quel marché, quelque soient vos besoins ou votre stratégie.

En souscrivant des parts d’ETF, vous accédez à une partie d’un portefeuille de titres diversifiés, en commun avec d’autres investisseurs.

Vous pouvez souscrire des Trackers auprès des établissements financiers et des courtiers en ligne.
Les Trackers ou ETF peuvent être logés dans divers supports d’épargne. Comme par exemple : un compte-titres ordinaire (CTO), un plan d’épargne en actions (PEA) ou un contrat d’assurance-vie en unités de compte.

Sommaire

Pourquoi investir dans les Trackers ou ETF ?

Compte tenu des placements qui les composent, les Trackers ou ETF vous permettent de réaliser plusieurs objectifs patrimoniaux :
  1. Diversifier vos placements en vertu de l’adage : ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier.
  2. Créer un patrimoine financier avec une mise de fonds modeste et des faibles coûts de gestion.
  3. Valoriser vos capitaux grâce à des revenus réguliers et des plus-values potentielles, dans le cadre d’une gestion professionnelle.
  4. Optimiser votre situation fiscale en bénéficiant d’avantages fiscaux spécifiques aux valeurs mobilières.

Les catégories d'ETF et leurs indices

Les catégories d’ETF

Il existe plusieurs types de Trackers ou ETF spécialisés dans la réplique de toutes sortes d’indices :
  • Actions nationales (par exemple, le CAC 40) ou actions régionales.
  • Secteurs économiques (comme l’énergie ou les banques).
  • Obligations d’Etat ou d’entreprise.
  • Secteur immobilier (en france et en Europe).
  • Devises.
  • Matières premières : produits agricoles, métaux ferreux et non ferreux, matières énergétiques, métaux précieux (l’or, notamment), etc.

Les indices

Les indices servent à mesurer l’évolution des cours et des marchés. Ils sont calculés en points ou en pourcentage et mis à jour quotidiennement, à partir d’un échantillon de valeurs pondérées ou non.
Ce sont des outils de référence, des baromètres qui servent à comparer la valorisation ou le rendement de n’importe quel actif.

Indices d’actions des principales places financières mondiales

  • CAC 40 (Cotation Assistée en Continu) : indice de la Bourse de Paris, composé des 40 valeurs les plus représentatives parmi les plus fortes capitalisations.
  • STOXX Europe 50 : indice boursier composé des 50 principales capitalisations boursières européennes.
  • DAX 30 (Deutscher AktienindeX) : indice de la Bourse de Francfort (Allemagne), fondé sur le cours des actions des 30 plus importantes entreprises cotées.
  • FTSE (Financial Times Stock Exchange), le « footsie » : indice de la Bourse de Londres (Grande Bretagne), comprenant les cent entreprises britanniques les mieux capitalisées.
  • DOW JONES : indice de la Bourse de New York (New York Stock Exchange), comprenant 30 valeurs importantes. Il est pondéré sur la valeur des actions le composant et non sur leur capitalisation boursière.
  • S&P 500 (Standard and Poor’s) : indice boursier (US) basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses aux Etats-Unis. Soit 80% de la capitalisation boursière totale du marché américain.
  • NIKKEI 225 (Nihon Keizai Shinbun) : indice de la bourse de Tōkyō (Japon), composé de 225 sociétés,
  • Le SSE Composite : indice qui reflète la performance du marché de la bourse de Shanghai (Chine). Les SSE 50 et SSE 180, regroupant respectivement les 50 et 180 plus grandes entreprises chinoises.

Fonctionnement des Trackers ou ETF

Structure des Trackers ou ETF

Les Trackers ou ETF sont des organismes de placement collectif (OPC). Ils prennent la forme soit, d’une Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV), soit, d’un Fonds Commun de Placement (FCP).
Un ETF est constitué des sommes mises en commun par les investisseurs. Il est géré pour leur compte par un gestionnaire agréé.
Les sommes collectées servent à acquérir divers types d’actifs. Ces derniers sont composés des mêmes actions et dans les mêmes proportions que celles qui servent de référence à l’indice qu’il doit suivre.
Mais, comme l’indice qu’il réplique, la valeur d’un Tracker peut varier à la hausse, comme à la baisse.

Ainsi, par le biais d’un seul Tracker ou ETF, vous pouvez investir sur des centaines ou des milliers de valeurs.
Le choix des Trackers ou ETF est très vaste. Il en existe de toutes classes d’actifs : actions, obligations, immobilier, matières premières, etc. Et, ces actifs peuvent être répartis sur diverses zones géographiques ou sur de nombreux secteurs d’activité, à travers le monde entier.
C’est pourquoi, les Trackers ou ETF peuvent servir à diversifier un portefeuille, tout en répartissant les risques.

Exemple de Trackers ou ETF

Le MSCI World ou MSCI Mondial est le plus connu et le plus utilisé des indices. Notamment, parce qu’il est composé d’environ 1 700 valeurs boursières, cotées dans le monde entier. Ces valeurs sont représentatives des grandes et moyennes entreprises de 23 pays développés.
Ainsi, si vous investissez 1 000 € dans un ETF indexé sur le MSCI World, cela revient à investir 1 000 € répartis sur les 1 700 actions qui composent cet indice… Mais, en passant seulement un ordre de Bourse.
En conséquence, si l’indice MSCI World augmente de 3%, la performance des Trackers ou ETF indexés sur cet indice augmentera également de 3%.
Par contre, si l’indice baisse de 3%, la performance de ces Trackers ou ETF diminuera de 3% (hors déduction des frais courants).

Remarque : un ETF peut choisir de ne distribuer aucun revenu, parce qu’il réinvestit la totalité des revenus procurés par ses titres en portefeuille. Il s’agit alors d’un fonds de capitalisation.
Ces revenus non distribués provoquent une augmentation de la valeur liquidative de ses actions de SICAV ou parts de FCP.
A l’inverse, un ETF peut distribuer les revenus de ses titres en portefeuille, ainsi que les plus-values nettes réalisées. Il s’agit alors d’un fonds de distribution.

Comment investir en Trackers ou ETF ?

Souscription ou rachat d’actions ou de parts d’ETF

Les Trackers ou ETF possèdent la particularité d’être cotés en bourse, contrairement aux OPC traditionnels.
Cependant, la société de gestion du fonds et le dépositaire vérifient les achats et ventes des titres.

Pour acheter ou vendre un ETF en bourse, vous devez passer un ordre auprès de votre prestataire de services d’investissement (PSI).
Au préalable, en complément de votre compte-chèques, vous devez ouvrir un compte titres ordinaire (CTO) ou un plan d’épargne en Actions (PEA) pour y déposer vos titres.

Prix d’un ETF

Les actions de SICAV ou les parts de FCP des ETF sont émises ou rachetées à leur valeur liquidative indicative (Vli). Celle-ci est majorée ou diminuée, des frais et des commissions d’intermédiaires.

La valeur liquidative indicative est obtenue en divisant, la valeur globale du portefeuille, par le nombre total de titres émis par le fonds.
C’est pourquoi, elle augmente ou diminue, au fur et à mesure de l’évolution de la valeur des titres en portefeuille.
La composition du portefeuille d’un Tracker ou ETF est accessible à tous, sur le site internet de la société de gestion.

Comme les actions, les Trackers ou ETF sont cotés en Bourse, en continu. Ainsi, vous pouvez les acheter et les vendre aux heures d’ouverture de la Bourse.
Le prix d’un Tracker résulte de la confrontation des ordres d’achat ou de vente.
Mais, il ne peut s’écarter de plus ou moins 1,5 % de la valeur liquidative indicative calculée en continu. Ou de plus ou moins 3 %, pour les Trackers basés sur un indice extra-européen. Au-delà, Euronext peut suspendre la cotation.

Passer un ordre de bourse

Vous pouvez passer un ordre de bourse par téléphone auprès de votre intermédiaire (en confirmant par écrit). Et aussi, en utilisant son service en ligne (le plus facile et le moins cher). Mais surtout, vous devez lui indiquer un certain nombre d’informations :
  • valeur concernée (ETF),
  • nom du titre et son code ISIN,
  • nombre de titres à négocier,
  • sens de l’opération (achat ou vente).
Il faut également préciser le type d’ordre que vous passez, dont les plus répandus sont les suivants :
  • à cours limité : vous déterminez une limite du cours d’exécution, soit un cours maximum pour un achat, soit un cours minimum pour une vente.
  • au marché : pas de limite stipulée, l’ordre est traité en priorité dans les plus brefs délais, au cours d’ouverture ou de la séance.
  • à la meilleure limite : l’ordre d’achat est exécuté au prix de la meilleure offre et l’ordre de vente au prix de la meilleure demande.
  • à seuil ou à plage de déclenchement : l’exécution de l’ordre est déclenchée dès que le cours fixé est atteint.

Précision : un ordre de bourse risque de ne pas être exécuté, si le nombre de transactions sur un titre est trop faible. Ou encore, tant que les cours fixés ne sont pas atteints.

L’exécution de l’ordre de bourse

Si vous êtes acheteur, dès que l’ordre est exécuté, votre compte espèces est débité et les nouveaux titres sont ajoutés à votre portefeuille.
Si vous êtes vendeur, votre compte-chèques sera crédité du montant de la transaction.
Un avis d’opéré vous est adressé une fois l’ordre exécuté. Il récapitule toutes les caractéristiques de l’ordre.
A savoir !  Le service de règlement différé (SDR) vous permet d’acheter ou de vendre des titres à terme.
Ainsi, vous reportez leur livraison et leur règlement au dernier jour de la bourse du mois courant.
Renseignez-vous auprès de votre intermédiaire pour bénéficier de ce service.

Le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI)

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) réglemente le contenu des documents commerciaux des OPC, que sont les Trackers ou ETF.

Ainsi, le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) doit contenir obligatoirement, en 2 ou 3 pages, les informations suivantes :
  • la dénomination de l’OPC : elle doit être adaptée au profil de l’OPC et à sa classification par l’AMF.
  • l’objectif de gestion : il doit être décrit de façon précise et synthétique.
  • l’indicateur de référence : il doit être identifié clairement, notamment lorsque l’objectif du fonds fait référence à un indice, par exemple, le CAC 40.
  • la politique d’investissement : elle décrit les principes et les stratégies de gestion, ainsi que les critères de sélection des valeurs pour constituer le portefeuille, etc.
  • le profil de risque et de rendement : cette partie du DICI comprend une échelle de risque numérique (notée de 1 à 7) complétée par des explications.
  • les performances passées : les informations sur les performances du fonds sont présentées, sur plusieurs années, sous la forme d’un graphique. Elles sont couplées avec l’indicateur de référence éventuel du fonds.
  • les frais : ils sont présentés sous la forme d’un tableau comprenant les frais d’entrée, les frais de sortie, les frais courants annuels, ainsi que les éventuelles commissions de super-formance du fonds.

Conseil : avant d’investir, lisez attentivement le DICI et assurez-vous de bien comprendre la stratégie d’investissement présentée.

Frais sur les Trackers ou ETF

Les ETF offrent des niveaux de frais courants particulièrement attractifs.
Grâce à leur méthode de gestion indicielle, appelée aussi gestion passive, ils présentent une structure de coûts réduits.
En outre, les fonds indiciels ne prélèvent aucun droit d’entrée ou de sortie.
Cependant, la souscription, le rachat et la conservation des ETF entraîne le règlement de divers frais.

1. Frais de courtage

Ils sont prélevés lors de l’achat et de la vente de parts ou d’actions d’ETF.

2. Frais courants de gestion

Ils recouvrent la rémunération annuelle du dépositaire et du gestionnaire. Ainsi que les différents frais administratifs et comptables.
Ces frais sont directement déduits du calcul de la valeur liquidative. Et, ils ne sont pas négociables.
Les frais courants de gestion des fonds indiciels s’élevent en moyenne à 0,33 %. Contre 1,3% sur l’ensemble des OPC français.

3. Droits de garde

Ils sont liés à la conservation des Trackers ou ETF dans un compte-titres ordinaire (CTO) ou dans un Plan d’Epargne en Actions (PEA). 
En général, les banques ne prélèvent pas de droits de garde sur leurs fonds maison. Mais, ils en perçoivent sur l’achat et le dépôt des fonds extérieurs.
A savoir ! Les intermédiaires financiers sur internet ne prélèvent aucun frais.

Particularités des Trackers ou ETF

Les particularités des Trackers ou ETF peuvent être déterminées à partir des 5 critères de choix les plus importants les épargnants : la rentabilité, la sécurité, la disponibilité, la fiscalité et la transmission.
En outre, ces critères permettent de comparer facilement les diverses catégories d’épargne financière.

Rentabilité des Trackers ou ETF

La valorisation de votre patrimoine est directement liée à la rentabilité de vos placements.
Mais, sous peine de vous appauvrir, vos placements doivent rapporter suffisamment. D’une part, pour couvrir le montant des frais et des impôts à payer. Et, d’autre part, compenser l’érosion monétaire (l’inflation).
Alors, qu’en est-il de la rentabilité des Trackers ou ETF ?

Les gains potentiels

En général, la finalité d’un investissement consiste à percevoir des revenus et valoriser le capital.
Les gains réalisés par les Trackers proviennent des titres composant leur portefeuille de valeurs mobilières. Ces dernières procurent 2 catégories de revenus : des intérêts ou dividendes et des plus-values potentielles.

Les intérêts ou dividendes

Les intérêts (ou coupons) annuels correspondent à la rémunération versée par les obligations. Et, les dividendes correspondent à la partie des bénéfices distribués aux actionnaires, par les sociétés.

Les plus-values potentielles

Les plus-values correspondent aux gains réalisés à la revente de valeurs mobilières. Notamment, si leur prix de vente est supérieur à leur prix d’achat. Par contre, si les valeurs sont vendues à perte, il s’agit de moins-values.

Distribution des revenus

LesTrackers ou ETF peuvent choisir de ne pas distribuer de revenus aux porteurs d’actions ou de parts. En effet, leur stratégie peut consister à réinvestir la totalité des revenus qu’ils perçoivent. Il s’agit alors de fonds de capitalisation. Ces revenus non distribués viennent augmenter la valeur liquidative de leurs actions ou parts.
A l’inverse, un Tracker peut distribuer les gains qu’il a encaissés. Il s’agit alors d’un fonds de distribution.

Les niveaux de rendement des Trackers ou ETF

Statistiquement, l’épargne boursière fait partie des secteurs financiers les plus rentables sur le long terme.
Sa bonne rentabilité est due au niveau élevé des intérêts et des dividendes versés par les sociétés. Et aussi, à l’évolution positive des cours boursiers, malgré quelques périodes de crises (cracks).

Pour analyser la performance d’un OPC, il faut prendre en compte l’évolution de sa valeur liquidative. Mais aussi, le montant des revenus qu’il distribue chaque année.
En pratique, le rendement d’un OPC dépend surtout de la composition de son portefeuille : titres monétaires, obligations, actions, etc.
C’est pourquoi, quelles que soient les compétences de ses gestionnaires, la valeur de chaque Tracker ou ETF est liée à l’évolution des marchés financiers.

Comparaison des rendements

Les résultats passés ne préfigurent pas les résultats futurs ! Mais, la connaissance des performances d’un ETF permet d’évaluer sa rentabilité. Et, de la comparer avec celle de son indicateur de référence. Mais aussi, avec celle des autres ETF de la même catégorie.

C’est ainsi que vous pouvez choisir de souscrire des ETF qui correspondent le mieux à votre horizon de placement. Et, surtout, au niveau de rentabilité que vous espérez :
  1. Elevé : ce niveau de rendement peut être obtenu en investissant, à long terme, dans des OPC indiciels détenant des actions et/ou des valeurs immobilières.
  2. Moyen : pour atteindre ce niveau, une diversification sur plusieurs Trackers est une bonne solution, sur le moyen terme. Certains peuvent être investis sur des actions et d’autres, sur des obligations.
  3. Faible ou très faible : aujourd’hui, ce niveau est généralement obtenu par des fonds investis en placements monétaires. Mais, en contrepartie, ces fonds procurent une excellente disponibilité et sécurité.

Important : sachez que si vous privilégiez la rentabilité de vos placements, vous renoncez à une certaine sécurité.
Mais, quelques soient les types d’ETF dans lesquels vous investissez, au départ, vous pouvez, plus tard, réorienter votre épargne. Notamment, en réalisant des arbitrages, selon l’évolution de la conjoncture, de votre situation personnelle ou de votre profil d’épargnant.

Performances des OPC (source Banque de France)

Sur les 12 dernières années (du 1/1/2010 au 31/12/2021), les performances annualisées des diverses catégories d’organismes de placement collectif ont été les suivantes :
  • Actions : 8,03% ;
  • Indiciels : 8,30% ;
  • Autres : 4,57% ;
  • Mixtes : 3,56% ;
  • Obligations : 1,84% ;
  • Monétaires : 0,09%.

Ces performances sont calculées nettes de frais de gestion, hors frais d’entrée ou de sortie (source Banque de France).

Cependant, il faut relativiser les dernières performances du placement en actions. Car elles dépendent essentiellement de la date et de la durée de l’investissement. Et notamment, du cycle au cours duquel l’investissement a été réalisé et conservé (cycle haussier ou baissier).
En outre, les performances passées ne préfigurent pas les résultats futurs !

Synthèse sur les performances des OPC

On constate que le rendement des OPC d’actions se situe régulièrement au dessus du taux d’inflation et des taux d’intérêts des obligations.
Mais cela n’a pas toujours été le cas ! C’est pourquoi, il faut relativiser les performances du placement en actions.
En effet, la performance des actions dépend de la date et de la durée de l’investissement. Et notamment, du cycle au cours duquel l’investissement se réalise et se conserve.

En outre, les fluctuations annuelles (hausse ou baisse) du cours des actions s’avèrent beaucoup plus importantes que celles des obligations. Donc le risque de perte en capital, comme la possibilité de réaliser des plus-values, se situe à un niveau plus élevé.

En conclusion
  1. Les fonds monétaires (0,09% l’an) ne rapportent plus rien depuis plusieurs années. En effet, les taux des placements effectués sur les marchés monétaires ont été négatifs ou proches de zéro en 2020. Mais, bien que n’étant pas garantis, les placements monétaires ne présentent pas de risques. Et, ils préservent, plus ou moins, le capital investi.
  2. Les fonds obligataires (1,84% l’an) sont soumis aux risques des taux d’intérêts à long terme. Ces taux ne cessent de baisser. Ils se situaient à 0,30% dans la zone Euro, en 2021. C’est donc sur les places financières internationales que les OPC peuvent procurer une rendement supérieur au taux d’inflation.
  3. Les fonds mixtes (3,56% l’an) offrent un bon compromis en matière de rendement et de risque. Car, ils sont investis en actions et obligations diversifiées, au niveau mondial. Ce qui leur permet de profiter des hausses grâce aux actions et de réduire les risques du portefeuille par le biais des obligations.
  4. Les fonds actions (8,03% l’an) sont réservés aux épargnants avertis, qui acceptent de prendre des risques plus ou moins élevés.

Ainsi, l’investissement dans un organisme de placement collectif (OPC) d’actions et d’obligations est considéré comme un placement de long terme. Car, l’allongement de la durée de l’investissement permet de gommer les fortes variations de cours.
C’est pourquoi, il est conseillé d’investir en bourse des sommes régulières, plutôt qu’une somme importante, en une seule fois.

Sécurité des Trackers ou ETF

Une espérance de forte plus-value en capital est synonyme de prise de risque élevée. En recherchant une meilleure performance de vos placements sur les marchés boursiers, vous renoncez à une certaine sécurité.

Les risques du placement en Trackers ou ETF

Les placements en bourse des organismes de placement collectif (OPC) présentent des risques de perte en capital. En effet, un portefeuille de valeurs mobilières est exposé à plusieurs types de risques.

Un risque émetteur

C’est un risque propre à chaque entreprise qui émet des titres. Ce risque dépend de plusieurs facteurs. D’une part, de l’environnement économique de la société, de son secteur d’activité et de son mode de gestion. Et, d’autre part, de sa situation financière qui peut se détériorer et entraîner sa faillite. Dans un portefeuille, le risque émetteur peut être partiellement éliminé, grâce à une diversification judicieuse des titres.

Un risque de marché
Le risque de marché est lié à l’évolution de l’économie en général et à la psychologie des investisseurs :
  • une période de taux d’intérêts élevés ou d’inflation peut faire baisser le cours des valeurs.
  • la croissance économique aura des conséquences positive sur le cours des actions. Par contre, ce sera l’inverse, en période de récession.
  • des chocs économiques ou politiques dans le monde peuvent avoir une incidence sur l’économie et sur le cours des valeurs, en particulier.
  • la confiance ou la méfiance des investisseurs à l’égard de l’économie ou de la bourse peut provoquer la hausse ou la baisse des marchés. Jusqu’à entraîner un crack boursier, dans le pire des cas.

Tous ces risques sont difficiles à éliminer totalement. Cependant, il existe des solutions pour diminuer les risques liés aux investissements en valeurs mobilières.
La principale solution consiste à diversifier votre investissement sur plusieurs types de Trackers (actions et obligations). Cela permet d’améliorer la performance globale de votre épargne, si la bourse progresse. Et, de limiter les risques de perte, si elle baisse.
Il est admis qu’un portefeuille diversifié a de bonnes chances de procurer un rendement positif au bout de quelques années.

Les niveaux de sécurité des Trackers ou ETF

Le niveau de sécurité des sommes investies dans un ETF est très variable. Il dépend essentiellement de la composition de son portefeuille.
Le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI) de chaque OPC indique obligatoirement son niveau de risque sur une échelle numérique de 1 à 7.

Le niveau de risque 1 correspond au meilleur niveau de sécurité d’un ETF, car le risque 0 n’existe pas !
Cependant, on peut classer les Trackers par rapport à leur niveau de sécurité.

1. Le meilleur niveau de sécurité (risque 1 à 2)

Le meilleur niveau de sécurité peut être atteint en choisissant des indices de fonds monétaires.
Ces fonds sont composés de titres de créances négociables et de bons du Trésor dont la durée de vie est courte. Ces fonds présentent un risque très faible.
Cependant, depuis quelques années, le marché monétaire a enregistré des taux de rendements extrêmement bas et même négatifs. Ce qui peut provoquer, sur certains fonds, non seulement une rentabilité nulle, mais, aussi, une légère perte de capital.

2. Le niveau de sécurité moyen (risque de 3 à 5)

Vous pouvez privilégier un niveau de sécurité moyen en répartissant judicieusement vos Trackers ou ETF sur les indices d’actions et d’obligations
La part consacrée à chacun de ces marchés dépend du niveau de risque que vous êtes prêt à accepter. Les risques liées aux obligations étant bien moindres que ceux des actions.

3. Le niveau de sécurité le plus faible (risque de 6 à 7)

La sécurité de votre épargne sera très faible, si vous espérez des plus-values boursières. Notamment, par le biais des Trackers et ETF d’actions. En effet, ils présentent des risques de perte en capital. C’est pourquoi les fonds actions doivent être investis à long terme, par des investisseurs avertis.

Important : Quelque soit le niveau de sécurité des Trackers ou ETF dans lesquels vous investissez, vous pouvez plus tard, réorienter votre épargne. Notamment, en réalisant des arbitrages en fonction de l’évolution de la conjoncture, de votre situation individuelle ou de votre profil d’épargnant.

La garantie des titres

Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) protège les investisseurs contre la défaillance de leur banque ou prestataire de services d’investissement. Il indemnise les clients sous certaines conditions et limites.
La garantie des titres couvre l’indisponibilité des instruments financiers tels qu’actions, obligations, parts d’OPCVM … jusqu’à 70 000 € par client et par établissement.
En savoir plus sur la garantie des dépôts et de résolution et ses exclusions  : www.garantiedesdepots.fr
Vous avez donc intérêt diversifier vos avoirs auprès de divers organismes financiers. Car, d’une part, tous n’ont pas les mêmes niveaux de services ou de frais financiers. Et, d’autre part, vous divisez les risques et augmentez vos garanties en cas de défaillance d’un ou plusieurs intermédiaires.

Disponibilité des Trackers ou ETF

Un placement est considéré comme disponible ou liquide lorsque vous pouvez disposer des sommes investies :
  1. Quand vous en avez besoin, immédiatement ou très rapidement.
  2. Sous la forme d’espèces ou sur un compte-chèques.
  3. Sans risque de perte en capital ou de pénalité contractuelle, réglementaire ou fiscale.

La disponibilité de l’épargne boursière s’apprécie surtout lorsque vous pouvez vendre vos titres, à tout moment, à un prix supérieur à leur prix d’achat. C’est pourquoi, dans certains cas, vous devrez peut-être attendre des conditions de prix plus favorables, pour réaliser une plus-value ou éviter une moins-value.

De même, pour bénéficier de certains avantages fiscaux, il est nécessaire de conserver vos titres pendant plusieurs années (5 ans sur le PEE (plan d’épargne entreprise) et sur le plan d’épargne en actions (PEA). Ou encore, 8 ans sur un contrat d’assurance-vie en unités de compte.

Comment disposer du capital investi en Trackers ou ETF ?

Sachez qu’en général, l’épargne boursière n’est pas bloquée !
Si vous souhaitez récupérer votre capital investi en ETF, vous devez, d’abord, vérifier leur dernière cotation. Ensuite, en fonction de l’évolution de la valeur liquidative  (gains ou pertes), vous déciderez de les conserver ou de les vendre.
Dans ce dernier cas, vous passerez un ordre de vente auprès de votre banquier dépositaire. En général, après l’exécution d’un ordre, quelques jours suffisent pour que votre compte-chèques soit crédité de la valeur des ETF vendus.

Durée conseillée d’un placement en Trackers ou ETF

Compte tenu des risques en capital, un investissement en ETF constitué d’actions et d’obligations doit être considéré comme un placement à moyen et long terme (7 à 10 ans). C’est le temps nécessaire pour percevoir suffisamment de revenus et compenser une baisse soudaine des cours, en cas de crack.
C’est pourquoi, avant d’investir, vous devez déterminer votre horizon de placement, c’est à dire la durée pendant laquelle vous êtes prêt à conserver ce placement.

Cependant, la durée de placement des sommes investies dans un ETF dépend essentiellement de la composition de son portefeuille. Le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI) indique, notamment, la durée de détention recommandée.
  • Les ETF monétaires, généralement destinés aux placements à court terme, doivent être conservés quelques mois. En effet, les gestionnaires prélèvent des frais courants de gestion. Ces frais peuvent faire baisser la valeur liquidative d’un fonds, notamment en période de taux d’intérêts négatifs sur les marchés à court terme.
  • Concernant les ETF d’obligations, une durée minimum de 5 ans est préconisée.
  • Par contre, les ETF d’actions sont généralement recommandés sur une durée minimale de 7 à 10 ans.

Fiscalité des Trackers ou ETF

En règle générale, les gains provenant des valeurs mobilières, dont les Trackers et ETF, sont imposables. Cependant, il existe de nombreux avantages fiscaux spécifiques à l’épargne boursière.

Imposition des gains

Depuis le 1.1.2018, les revenus et les plus-values mobilières sont soumis à la Flat Tax. C’est à dire au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (soit 12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux).
Ainsi, si vos revenus sont soumis à un Taux Marginal d’Imposition supérieur à 12,8%, vous êtes avantagés.

Par contre, si votre Taux Marginal d’Imposition est inférieur à 12,80% ou si vous êtes non imposable, vous pouvez opter pour la déclaration des revenus. Dans ce cas, vous aurez le droit de déduire les frais de garde de vos titres, ainsi que les abattements suivants :
  1. Abattement forfaitaire de 40% sur les dividendes d’actions. Il est appliqué automatiquement sur le montant déclaré. Ainsi, les dividendes ne sont imposés qu’à concurrence de 60% de leur montant brut.
  2. Abattement général sur les plus-values mobilières. Si les ETF ont été acquis avant le 1.1.2018, l’abattement est égal à 50%, si leur durée de détention se situe entre 2 et 8 ans ; il est de 65% au delà de 8 ans de détention.

Avantages fiscaux

Par ailleurs, les pouvoirs publics encouragent les épargnants à investir en bourse, grâce à des incitations fiscales :
  1. Exonération d’impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux) sur les gains boursiers réalisés sur un Plan d’Epargne en Actions (PEA) ou sur un Plan d’Epargne Entreprise (PEE). Mais, à condition que leur durée soit au moins égale à 5 ans.
  2. Crédits d’impôt accordés lors de la souscription de FCP/ETF à risques, à condition de conserver ces titres pendant au moins 5 ans. Il s’agit des parts de capital de certaines PME ; parts de FCP/ETF dans l’innovation ou de parts de fonds d’investissement de proximité (FIP).
  3. Exonération d’impôt sur les gains boursiers obtenus dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, si le contrat dure au moins 8 ans.
  4. Pas d’impôt sur la possession du capital financier. En effet, depuis le 1er janvier 2018, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), qui remplace l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), ne taxe que les biens immobiliers.

Transmission des Trackers ou ETF

Les modalités de transmission des valeurs mobilières sont différentes selon qu’il s’agit d’une transmission en cours de vie. Ou d’une transmission après le décès du titulaire. Et aussi, selon la nature du support dans lequel sont logés les Trackers ou ETF : un compte-titres ordinaire (CTO), un PEA ou un contrat d’assurance-vie.

Au cours de la vie

Tant qu’il est vivant, le titulaire d’un compte-titres ordinaire peut disposer de tous ses capitaux comme il l’entend. Il peut, soit les retirer en partie ou en totalité, soit effectuer des donations au profit d’un tiers, par transfert sur le compte de la personne bénéficiaire. Par contre, la cession d’un PEA est interdite.
De même, il est impossible de transmettre votre PEA par donation ou par testament. Cette impossibilité joue même pour le conjoint ou les enfants.

Après le décès

Dès qu’elle a connaissance du décès, la banque procède au blocage des comptes-titres individuels, ouverts au nom du titulaire décédé. Les fonds sont maintenus par la banque jusqu’au règlement de la succession.
Un compte-titres joint n’est pas bloqué par le décès. Il peut faire l’objet d’une clôture après la vente ou le transfert des titres. Ou encore, d’un changement d’intitulé, si le co-titulaire est le conjoint survivant.
Ensuite, la banque va attendre que les héritiers se manifestent, soit directement auprès d’elle, soit par l’intermédiaire du notaire chargé de la succession.
Une fois que la banque a reçu l’acte de dévolution de l’actif successoral, les titres peuvent être conservés en indivision par les héritiers, transférés à un ou plusieurs héritiers ou encore vendus.

Formalités après décès

A savoir ! Les formalités peuvent être complexes et coûteuses, auprès de la banque et du notaire, chargés de la succession.
Les héritiers doivent attendre un certain délai, parfois assez long avant de récupérer les actifs successoraux.
En outre, les avoirs en épargne boursière en dépôt sur un compte-titres ou un PEA doivent faire l’objet d’une déclaration de succession par les héritiers directs ou légataires.

Précision importante : Les Trackers ou ETF logés sur les contrats d’assurance-vie sont soumis à des règles particulières de transmission, sur le plan juridique et fiscal.

Synthèse sur les Trackers ou ETF

Avantages
5/5

1. Un très grand choix d’investissements

Il existe de nombreuses catégories de Trackers ou ETF. Chacune correspond à une stratégie, un horizon de placement et un niveau de rendement ou de sécurité spécifique.

Par exemple, vous pouvez diversifier vos investissements en ETF :
  • Dans divers types d’actifsactionsobligations, immobilier, matières premières, etc.
  • Sur de multiples zones géographiques : l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie, les pays émergents, etc.
  • Dans certains secteurs économiques : industrie, luxe, BTP, etc.

En outre, l’investissement en ETF vous permet d’accéder à des marchés peu disponibles et difficiles d’accès pour les particuliers. Par exemple, les marchés des obligations et des actions étrangères.

Ainsi, grâce à la multitude des Trackers ou ETF mis à votre disposition, vous pouvez facilement :
  • Constituer un portefeuille adapté à vos propres objectifs patrimoniaux.
  • Acquérir des OPC dont le portefeuille est déjà très diversifié.

2. Un placement accessible

Vous pouvez souscrire un ou plusieurs Trackers ou ETF, à partir de montants peu élevés. Quelques dizaines d’euros suffisent pour vous constituer un capital, en une seule fois ou régulièrement.
Les ETF vous permettent d’acquérir indirectement un panel de valeurs mobilières. Et cela, même si vous n’avez ni le temps de vous en occuper, ni les connaissances nécessaires.

3. Une gestion professionnelle et sécurisée

Tous les Trackers ou ETF commercialisés en France sont agréés et controlés par l’autorité des marchés financiers (AMF). Ils doivent respecter certaines règles de fonctionnement et d’information des épargnants.
Les ETF sont gérés par des professionnels spécialisés, eux-mêmes agrées par l’AMF.
Grâce aux informations contenues dans le DICI, vous pouvez connaître exactement le type de gestion que propose un Tracker. Ainsi, vous pouvez choisir le niveau de risque correspondant à votre profil d’épargnant (sécuritaire, prudent, équilibré ou dynamique).

4. Une opportunité pour valoriser votre capital

A cause de ses faibles taux d’intérêt, l’épargne bancaire ne garantit plus le pouvoir d’achat des capitaux investis.
Par contre, les Trackers ou ETF vous donnent l’occasion de réaliser des plus-values en bourse ou dans l’immobilier.
C’est un excellent moyen de diversifier et de valoriser vos avoirs financiers.
Choisissez des supports plus risqués (ETF d’actions), si vous n’avez pas besoin de votre épargne rapidement. Car, les ETF monétaires et obligataires ne génèrent qu’une très faible rentabilité.

5. Des avantages fiscaux

L’investissement en ETF profite des avantages fiscaux réservés aux valeurs mobilières.
Notamment, s’il est effectué dans le cadre des supports privilégiés tels que : le Plan d’épargne en actions (PEA), l’assurance-vie en unités de compte, les FCP à risques, etc.

Inconvénients
3/5

1. Une dépendance à l’évolution des marchés

La valeur des investissements exposés sur certains marchés est soumise à de nombreux aléas. Citons, par exemple, les marchés des actions, des obligations, de l’immobilier ou des matières premières.
En effet, bien que les Trackers soient gérés par des professionnels, ils présentent un risque de perte en capital. Notamment, en cas de baisse des cours de leurs actifs, dont les causes peuvent être multiples.

Le principal risque d’un placement en ETF porte sur la variation de l’indice du marché suivi. Car, si l’indice baisse, votre portefeuille baisse dans les mêmes proportions. Voire plus fortement, si vous avez choisi des ETF à effet de levier.
Vous pouvez donc perdre tout ou partie du capital investi.
Pour les ETF cotés en devise étrangère, le risque de change est à prendre en compte. La variation de la devise s’ajoute à celle de l’indice lui-même.
Un autre risque est que l’évolution de l’ETF s’écarte trop de celle de son indice (ce qu’on appelle le tracking-error). Car, la réplication d’un indice n’est pas toujours aisée. Surtout, pour les indices se référant à un grand nombre de valeurs.
Faites attention aux ETF les plus exotiques. Ils peuvent être peu liquides et avoir des difficultés à suivre l’évolution de certains marchés étroits.

2. Attention aux frais !

Informez-vous bien sur les frais de courtage et les frais de garde sur les comptes-titres ordinaires (CTO) et le plan d’épargne en actions (PEA).
Comparez les frais prélevés par les société de gestion des fonds et par les intermédiaires. Car, le montant total de ces frais peut diminuer considérablement le rendement de vos Trackers ou ETF, sur la durée.
Certains montants ou pourcentages de certains frais peuvent être négociés. Mais rarement les frais courants de gestion.
NB. Les frais de gestion des ETF d’actions internationales sont plus élevés que ceux des ETF d’actions Françaises ou Européennes.

3. Un investissement de longue durée

Mis à part les fonds monétaires, la majorité des Trackers et ETF sont investis en obligations, en actions ou en valeurs immobilières. Les cours de ces valeurs peuvent fluctuer dans des proportions plus ou moins importantes.
Ainsi, pour amortir les variations de cours, il est préférable de respecter la durée de placement recommandée par le fonds.
Cependant, la plupart des placements en bourse ne sont pas bloqués. Donc, en cas de besoin urgent, vous pourrez revendre vos titres, mais avec un risque de perte en capital.

Conseils pratiques sur les Trackers ou ETF

Avant d’investir en Trackers ou ETF

  • Comparez les fonds afin de choisir le produit qui correspond le mieux à vos objectifs et à votre profil d’épargnant.
  • Choisissez le type de fonds qui vous intéresse pour son potentiel de rendement. Après avoir choisi, comparez-le avec d’autres fonds similaires (performances passées, frais, etc.).
  • Vérifiez que la stratégie d’investissement vous paraît claire et convaincante.
  • Informez-vous sur son niveau de risque, en lisant le DICI.
Après avoir investi en Trackers ou ETF
  • Suivez régulièrement le fonds dans lequel vous avez investi. Car, des changements peuvent intervenir dans la vie de votre fonds.
  • Prenez connaissance de ses performances, au fil des ans, en le comparant avec d’autres fonds de la même catégorie. Dans le DICI, les performances sont calculées nettes de frais.
Les conseils de l’AMF (1)
 Les bonnes pratiques pour investir en ETF :
  • L’apparente simplicité d’accès aux ETF ne doit pas vous leurrer. Pour un seul marché, la diversité des indices peut être importante. Certains ETF sont des produits complexes. Leur dénomination, parfois peu claire, peut conduire à de mauvais choix.
  • Avant d’investir, il est important de comprendre ce que vous achetez. Gardez à l’esprit que l’objectif de gestion d’un ETF est de s’exposer à un marché, mais pas de le battre.
  • L’investissement dans les ETF doit correspondre à vos objectifs d’épargne. Ainsi qu’au niveau de risque que vous êtes prêt à prendre et à votre horizon de placement.
  • Lisez attentivement le document d’information clé pour l’investisseur (DICI) de l’ETF. Vous y trouverez des précisions sur les objectifs de gestion du fonds, sur le profil de risque et de rendement, sur les frais, etc.
  • Soyez bien conscient des risques liés à ce type d’investissement. Comme par exemple, la baisse de l’indice, l’écart de suivi de l’indice, le manque de liquidité sur des ETF spécifiques, etc.
  • Vérifiez que l’ETF dispose de l’agrément de l’AMF, tout comme la société de gestion qui le propose.
L’AMF assure une bonne protection des investisseurs
  • Les fonds bénéficient d’un cadre légal et réglementaire strict.
  • L’AMF délivre des agréments aux sociétés de gestion de portefeuille et assure un suivi de celles-ci durant toute leur vie.
  • L’AMF agrée les créations de fonds et de SICAV ainsi que leurs modifications. Attention, l’agrément de l’AMF ne constitue en aucun cas une recommandation de souscription.
  • Les actifs (actions, obligations, etc.) dans lesquels les ETF investissent sont conservés chez un dépositaire. Ils sont protégés en cas de faillite de la société de gestion.

(1) Les conseils de l’AMF, Autorité publique indépendante, chargée de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/placements-collectifs/trackers-etf

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En savoir plus, sur les ETF ...

Pour connaitre toutes les caractéristiques des ETF commercialisés, consultez les 3 principaux sites gestionnaires des ETF :
Et, avant de commencer à investir en ETF, consultez le site d’Edouard PETIT : https://www.epargnant30.fr/

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