Les Organismes de Placement Collectif

Les organismes de placement collectif ou OPC collectent des fonds auprès des épargnants, pour les investir en valeurs mobilières (actions, obligations, etc.).

Souscrire des parts d’OPC, c’est accéder à un portefeuille de titres, en commun avec d’autres investisseurs. Par ce biais, vous percevez des revenus (intérêts et dividendes) et réalisez des plus-values potentielles.

En france, il existe des milliers d’OPC gérés par des professionnels agréés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). L’AMF les soumet à une réglementation spécifique, en matière de répartition des risques et de transparence à l’égard des investisseurs.

Les organismes de placement collectif (OPC) ou fonds d’investissement interviennent sur des marchés financiers très diversifiés. Certains fonds comprennent des placements monétaires ou obligataires, d’autres des actions ou des actifs immobiliers.

Les OPC se logent dans des supports d’épargne très variés : compte titres ordinaire (CTO), plan d’épargne en actions (PEA), plan d’épargne entreprise (PEE), plan d’épargne retraite (PER), contrat d’assurance-vie, etc.
Ils se souscrivent auprès des établissements financiers, banques et assurances, agréés en France, par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR ). 

Sommaire

Pourquoi investir dans un OPC ?

Compte tenu des placements qui les composent, les organismes de placement collectif (OPC) vous permettent de réaliser plusieurs objectifs :
  1. Constituer une épargne financière à moyen et long terme.
  2. Diversifier vos placements en bourse ou dans l’immobilier.
  3. Valoriser vos capitaux grâce à des revenus réguliers et des plus-values, dans le cadre d’une gestion professionnelle
  4. Optimiser votre situation fiscale en bénéficiant d’avantages fiscaux spécifiques à l’épargne boursière.

Les diverses catégories d'organismes de placement collectif

Les organismes de placement collectif (OPC) destinés aux particuliers se répartissent en 2 grandes catégories : les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) et les Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA).

1. Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM)​

Les OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) constituent des OPC régulés par l’AMF.
Ils prennent la forme juridique d’une Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV) ou d’un Fonds Commun de Placement (FCP) :
  1. La SICAV est une société à capital variable qui émet des actions. Les grands réseaux bancaires distribuent ce produit d’épargne auprès du grand public.
  2. Le FCP est une copropriété de valeurs mobilières qui émet des parts. D’une taille plus petite que la SICAV, le FCP offre les mêmes avantages.

2. Les Fonds d'Investissement Alternatifs (FIA)​

Les Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA) désignent les autres OPC que les OPCVM.
Aussi agrées par l’AMF, les principaux FIA destinés aux investisseurs particuliers sont les suivants :
  • Fonds d’investissement à vocation générale.
  • Fonds de capital investissement : fonds communs de placement à risques (FCPR), fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) et fonds d’investissement de proximité (FIP).
  • Organismes de placement collectif immobilier (OPCI).
  • Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).
  • Trackers : placement cherchant à suivre l’évolution d’un indice boursier (CAC 40, Nasdaq, etc.)

Fonctionnement des Organismes de Placement Collectif

Structure des OPCVM

Structure de la SICAV

La SICAV (Société d’Investissement à Capital Variable) augmente son capital en émettant des actions au fur et à mesure des demandes de souscription des investisseurs. Et, inversement, elle réduit son capital pour rembourser les actions des investisseurs qui veulent récupérer leur capital.
Le capital minimum d’une SICAV est fixé à 7,5 millions d’euros. Ses actionnaires s’expriment sur la gestion de la société au sein des assemblées générales.
En outre, la SICAV doit respecter certaines règles de diversification de ses placements afin de limiter leurs risques.

Structure du FCP

Le porteur de parts d’un FCP ne dispose d’aucun des droits conférés à un actionnaire. Mais, la société de gestion du fonds agit au nom des porteurs et dans leur intérêt exclusif.
Le capital minimum d’un FCP est fixé à 400 000 euros.
Le FCP investit dans des segments de marchés plus fins, plus nombreux et davantage internationaux que ceux proposés par la SICAV.  En contrepartie de la recherche de gains plus élevés, les risques de perte en capital s’avèrent plus importants.
Remarque : les FCP sont, pratiquement, les seuls à se positionner dans la catégorie des « fonds garantis ».

Classification AMF des fonds à vocation générale

L’AMF définit une grille de classification pour les OPCVM et les FIA à vocation générale. Cette classification comporte 6 catégories, selon le type de gestion de chaque OPC et des risques qu’ils comportent.
L’appartenance à l’une de ces catégories entraîne le respect de certains critères d’orientation des placements effectués par les fonds d’investissement.
Le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) et le prospectus d’un fonds précisent obligatoirement la catégorie à laquelle il appartient. Ainsi que ses objectifs et le niveau de risque encouru par les souscripteurs.

Les OPC actions

Les OPC d’actions investissent la majorité de leurs placements en actions (60% au minimum). Le reste des placements comprend des obligations ou des placements monétaires.
La plupart des fonds d’actions se spécialisent en actions françaises ; en actions européennes ou de la zone euro ; en actions internationales, etc.
Les fonds d’actions s’avèrent parmi les plus rentables à long terme (10 ans minimum).
Mais, en contre partie, ils présentent un risque de perte en capital de niveau 6 sur une échelle de 7.

Les OPC obligations

Les OPC d’obligations comprennent, principalement, des obligations, bons du trésor, titres de créances libellés en euros et autres titres internationaux de créances.
Une partie de leur portefeuille peut être investie en actions, dans la limite de 10% de l’actif net.
Bien qu’il existe des risques, liés aux taux d’intérêts ou à la qualité de l’émetteur, l’investissement en OPC d’obligations répond essentiellement à un objectif de sécurité.
Sur le moyen et le long terme, le niveau de risque se situe à 3 ou 4 sur une échelle de 7.

Les OPC monétaires

Les OPC monétaires se composent essentiellement de titres à durée de vie très courte. Ces titres sont peu sensibles à l’évolution des taux d’intérêt (bons du trésor ou titres de créances négociables). Les investissements en actions leur sont interdits.
Les fonds monétaires s’utilisent comme des placements de courte durée. Notamment, en complément des livrets d’épargne ou en attente de placements de plus longue durée.
Les fonds monétaires présentent l’attrait de la liquidité immédiate et de la sécurité (niveau de risque égal à 1 sur une échelle de 7).

Les OPC diversifiés

Cette catégorie rassemble tous les fonds à vocation générale (OPCVM et FIA) qui n’appartiennent à aucune autre catégorie. La gestion des OPC diversifiés peut être totalement libre ou de type profilé (voir les fonds profilés ci-dessous).

Les OPC à formule

Les fonds à formule offrent une performance conditionnelle. Par exemple, la performance peut être définie en fonction de l’évolution des indices boursiers.
Pour cela, le fonds s’engage à atteindre, à une date déterminée, un certain résultat. Ce dernier s’obtient par l’application d’une formule de calcul reposant sur des indicateurs de marchés financiers.

Objectifs de gestion et orientation

La composition du portefeuille d’un organisme de placement collectif (OPC) dépend étroitement de sa politique d’investissement et de gestion. Et aussi, au niveau de risque et de rendement proposé.
La sélection des actifs d’un portefeuille d’OPC tient compte de critères très divers, même des critères extra-financiers. Ainsi, certains fonds se spécialisent sur un secteur d’activité précis. Par exemple, dans l’immobilier, l’environnement, dans le secteur social, etc.
Ces critères sont obligatoirement et clairement décrits dans le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI).
Car, ils permettent à tout souscripteur potentiel de choisir le fonds qui correspond, précisément, à ses objectifs patrimoniaux, à son horizon de placement et à son profil d’épargnant.

Les fonds profilés

Les fonds profilés comportent à la fois des actions, des obligations et des produits monétaires. Les proportions de ces titres sont très variables, selon le degré de risque que vous acceptez.

Ainsi, en souscrivant ces fonds, vous choisissez le mode de gestion qui correspond à votre sensibilité au risque. Les établissements financiers proposent quatre profils de risque :
  1. Sécuritaire : vous refusez tout risque sur vos placements et souhaitez récupérer vos capitaux en totalité. Mais, sachez que la rentabilité sera faible.
  2. Prudent : vous privilégiez la sécurité et que votre horizon de placement est à court terme (de 1 à 3 ans). Le portefeuille se compose essentiellement d’obligations et de produits de taux monétaires. Le potentiel de rendement et de risque est modéré.
  3. Equilibré : vous acceptez de supporter plus de risques, en échange d’une meilleure rentabilité. Le portefeuille se répartit de manière équilibrée entre actions, obligations et produits de taux monétaires. Ce profil offre un potentiel de risque moyen.
  4. Dynamique : vous cherchez un rendement plus élevé à long terme (au minimum cinq ans). Ces fonds se composent  largement d’actions françaises et étrangères. Ils présentent un potentiel de rendement et de risque élevé.

Les fonds à horizon

Les fonds à horizon sont des fonds diversifiés, principalement investis en actions lors de leur création.
Ils se caractérisent par leur type de gestion à allocation évolutive. Cela consiste à réduire progressivement la part des actions au profit d’actifs moins risqués (obligations, titres monétaires). D’une part, pour sécuriser le portefeuille et d’autre part, pour préserver les performances obtenues par les actions.

En pratique, on distingue deux types de fonds à horizon :
  1. Par référence à un horizon d’investissement (en terme d’années), qui consiste à réduire la part des actions en fonction de la durée du fonds restant à courir.
  2. Par référence à un indicateur de marché. Dans ce cas, la réduction de la part d’actions dépend de l’évolution d’un indicateur de référence, le plus souvent un indice boursier diversifié.

Précisions : contrairement aux fonds à formule, dont la période de souscription limitée, les fonds à horizon ne sont pas fermés. Il est possible d’acheter des parts à tout moment. Mais l’investisseur doit avoir à l’esprit que la composition du fonds (en actions ou obligations) dépend de la date à laquelle il souscrit ses parts.

Les fonds indiciels

Certains fonds déterminent une politique d’investissement établie par référence à un indice (d’actions ou de titres de créance). 

Il y a lieu de distinguer plusieurs types de fonds se référent à un indice :
  • Indiciels, dont l’objectif consiste à répliquer le plus fidèlement possible la performance d’un indice, quelle que soit son évolution (positive ou négative).
  • A gestion indicielle étendue, dont la performance et le risque sont étroitement liés à l’indice de référence. Mais qui peuvent s’en écarter par des choix de gestion. Notamment pour chercher à le battre.
  • gestion active à base indicielle recherchant une sur-performance ou une réduction du risque par rapport à un indice donné.
  • Ou à gestion active dont la performance n’est pas liée à celle d’un indice. Mais, ce dernier s’utilise comme élément d’appréciation a posteriori de la gestion.

Dans tous les cas, l’indice utilisé doit être reconnu par l’AMF. D’autre part, sa composition doit être suffisamment diversifiée.
En outre, l’indice doit constituer un étalon représentatif du marché auquel il se réfère. Et, il doit être établi par un comité technique indépendant et facilement accessible au public.
Précisions : les fonds indiciels ne doivent pas être confondus avec les Trackers (ci-après).

Les trackers

Un Tracker est un organisme de placement collectif (OPC) qui reproduit, fidèlement, les variations d’un indice. Il investit, essentiellement, dans les valeurs qui composent l’indice utilisé.
En achetant un Tracker, vous vous exposez aux variations à la hausse ou à la baisse des titres qui composent l’indice.
Un Tracker s’achète ou se vend en bourse, comme une action classique. C’est l’une des caractéristiques qui le différencie des autres organismes de placement collectif.

Fonds à orientations diverses

Il existe de nombreux autres fonds qui se caractérisent par des vocations particulières, tels que les fonds :
  • ISR (investissement socialement responsable). Ils investissent dans les entreprises répondant à trois critères extra-financiers : l’environnement, le social et la gouvernance d’entreprise.
  • Solidaires. Ces SICAV et FCP consacrent au moins 5 % de leurs actifs au financement de projets solidaires. Par exemple, des projets d’insertion par le travail ou par le logement ; le soutien aux pays en voie de développement, etc.
  • De partage. Ils s’engagent à reverser une partie de leurs revenus et plus-values (25 % minimum) sous forme de dons. Ces dons sont destinés à des organismes caritatifs auxquels ils sont associés : humanitaires, d’intérêt général, etc.
  • Ethiques. Leur stratégie consiste à écarter de leurs investissements des secteurs ou des entreprises spécifiques. Par exemple, celles dont l’activité ou les convictions de leurs membres portent atteinte aux bonnes mœurs.
  • Verts ou environnementaux. Ils investissent dans les entreprises qui ont une activité liée à l’environnement. Par exemple, les entreprises liées à l’énergie renouvelable, la gestion des ressources naturelles, la réduction des consommations d’énergie, etc.

Souscription ou rachat d'actions et parts

Commercialisation des OPC

La commercialisation des OPC (actions et parts) s’éffectue, soit directement par la société de gestion du fonds, soit par des intermédiaires financiers (banques, conseillers en investissement, etc.).
La commercialisation par publicité, démarchage ou conseil sur des fonds d’investissement est encadrée par des règles destinées à protéger les futurs souscripteurs.

Tout organisme qui commercialise un OPC a l’obligation de :
  • Se renseigner sur les connaissances financières du souscripteur éventuel et notamment sur son aversion au risque.
  • Remettre, préalablement au souscripteur, le document d’information clé pour l’investisseur (DICI).

Le Document d'Information Clé pour l'Investisseur (DICI)

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) réglemente le contenu des documents commerciaux des OPC.

Ainsi, que le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) contient obligatoirement, en 2 ou 3 pages, les informations suivantes :
  • la dénomination de l’OPC, correspondant au profil de l’OPC et à sa classification par l’AMF.
  • l’objectif de gestion, décrit de façon précise et synthétique.
  • l’indicateur de référence,  identifié clairement, notamment lorsque l’objectif du fonds fait référence à un indice, par exemple, le CAC 40.
  • la politique d’investissement : elle décrit les principes et les stratégies de gestion, ainsi que les critères de sélection des valeurs pour constituer le portefeuille, etc.
  • le profil de risque et de rendement, comprend une échelle de risque numérique (notée de 1 à 7) complétée par des explications.
  • les performances passées, sur plusieurs années, sous la forme d’un graphique. Elles sont couplées avec l’indicateur de référence éventuel du fonds.
  • les frais se présentent sous la forme d’un tableau comprenant les frais d’entrée, les frais de sortie, les frais courants annuels, ainsi que les éventuelles commissions de sur-performance du fonds.

Conseil : avant d’investir, lisez attentivement le DICI et assurez-vous de bien comprendre la stratégie d’investissement présentée.

Prix d'achat ou de vente d'un OPC (valeur liquidative)

Les actions de SICAV ou les parts de FCP sont émises ou rachetées à leur valeur liquidative. Celle-ci est majorée ou diminuée, selon les cas, des frais et des commissions d’intermédiaires.
La valeur liquidative s’obtient en divisant la valeur globale du portefeuille de la SICAV ou du FCP, par le nombre total d’actions ou de parts émises par le fonds.
Cette valeur augmente ou diminue au fur et à mesure de l’évolution de la valeur des titres en portefeuille.
Elle est établie et publiée selon une périodicité adaptée à la nature du portefeuille. Soit, par quinzaine soit, tous les jours et selon les modalités indiquées dans le DICI.
Précisions : les souscriptions et les rachats d’actions de SICAV ou de parts de FCP s’effectuent selon la règle du cours inconnu.
C’est à dire que tout ordre d’achat ou de vente sera effectué à la valeur liquidative du lendemain ou des jours suivants.
En effet, la fixation du prix d’une action ou part d’OPC dépend du jour et de l’heure de passation d’un ordre, ainsi que de la périodicité de cotation des titres émis par le fonds.
Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de l’établissement financier distributeur

Frais sur OPC

La souscription, le rachat et la conservation des organismes de placement collectif (OPC) entraîne le règlement de 4 types frais qui sont les suivants :

1. Les droits d’entrée

Les droits d’entrée se perçoivent sous la forme d’une commission de souscription.
Ils sont prélevés au moment de l’achat et viennent en déduction de la somme réellement investie.
En pratique, les droits d’entrée s’ajoutent à la valeur liquidative de référence retenue pour la souscription. La somme des deux correspond au prix d’achat.

2. Les droits de sortie

Les droits de sortie se perçoivent sous la forme d’une commission de rachat.
Ils s’acquittent au moment de la revente des parts. Les droits de sortie viennent en diminution de la valeur liquidative de référence retenue pour le rachat.
Ainsi, le prix de rachat correspond à la valeur liquidative, moins la commission de rachat.

3. Les frais courants de gestion

Les frais courants de gestion recouvrent la rémunération du dépositaire et du gestionnaire du fonds.
Ces frais se déduisent de la valeur liquidative, publiée nette de frais. Ils ne sont pas négociables.

Les frais courants de gestion des OPC français s’élèvent en moyenne à 1,3 %. Leur taux diffère selon la nature des fonds :
  • entre 1,20% et 1,70% (fonds actions).
  • de 0,50% à 1% pour les fonds obligations.
  • à 0,33% (fonds indiciels et Trackers).
  • environ 0,10% pour les fonds monétaires.
4. Les droits de garde

Les droits de garde sont prélevés, annuellement, par l’organisme dépositaire des OPC.
Ils correspondent aux frais de conservation des valeurs dans un compte-titres ordinaire (CTO) ou dans un Plan d’Epargne en Actions (PEA).
En général, les établissements ne prélèvent pas de droits de garde sur leurs fonds maison.
En revanche, ils perçoivent des frais de courtage et des droits de garde sur l’achat et le dépôt des fonds extérieurs.
Ainsi, si vous souhaitez acquérir des parts d’un fonds qui n’est pas commercialisé par votre banque, vous pouvez vous adresser ailleurs. Par exemple, à une centrale d’achat, un courtier ou une banque en ligne, sur internet. Certains de ces acteurs en ligne ne prélèvent aucun frais.

Remarques : le montant ou pourcentage des commissions indiqué sur le DICI du fonds correspond à un montant maximum. Ces commissions sont négociables, notamment en fonction de l’importance de la souscription. Certains établissements proposent un barème dégressif ou progressif en fonction du montant investi.

En outre, les frais des FCP s’avèrent, en moyenne, moins élevés que ceux des SICAV. En effet, les SICAV font face à des frais de fonctionnement plus importants. Notamment, ceux liés à leur structure juridique (convocation et tenue des assemblées générales, conseil d’administration, etc.).

Particularités des Organismes de Placement Collectif

Les particularités des organismes de placement collectif (OPC) peuvent être déterminées à partir de 5 critères importants pour les épargnants : la rentabilité, la sécurité, la disponibilité, la fiscalité et la transmission.
En outre, ces critères permettent de comparer facilement les diverses catégories d’épargne financière.

Rentabilité

La valorisation de votre patrimoine est directement liée à la rentabilité de vos placements.
Mais, sous peine de vous appauvrir, vos placements doivent rapporter suffisamment. D’une part, pour couvrir le montant des frais et des impôts à payer. Et, d’autre part, pour compenser l’érosion monétaire (l’inflation).
Alors, qu’en est-il de la rentabilité des organismes de placement collectif (OPC) ?

Les gains potentiels des OPC

En général, la finalité d’un investissement consiste à percevoir des revenus et valoriser le capital.
Les gains réalisés par les organismes de placement collectif (OPC) proviennent des titres composant leur portefeuille de valeurs mobilières. Ces dernières procurent 2 catégories de revenus : des intérêts ou dividendes et des plus-values potentielles.

Les intérêts ou dividendes

Les intérêts (ou coupons) annuels correspondent à la rémunération versée par les obligations. Et, les dividendes, à la partie des bénéfices distribués aux actionnaires, par les sociétés.

Les plus-values potentielles

Les plus-values correspondent aux gains réalisés à la revente de valeurs mobilières, si leur prix de vente est supérieur à leur prix d’achat. Par contre, si les valeurs sont vendues à perte, il s’agit de moins-values.

Distribution des revenus

Un OPC peut choisir ne pas distribuer aux porteurs de parts les revenus des valeurs qu’il perçoit. Notamment, lorsque sa stratégie consiste à réinvestir la totalité des revenus. Il s’agit alors d’un fonds de capitalisation. Ces revenus, non distribués, viennent augmenter la valeur liquidative de la part.
A l’inverse, lorsque un OPC reverse aux porteurs de parts les gains qu’il a encaissés, il s’agit alors d’un fonds de distribution.

Entre ces deux situations, le fonds peut se réserver, chaque année, la liberté de distribuer ou de capitaliser les revenus des titres en portefeuille, ainsi que les plus-values nettes réalisées.
Enfin, le fonds peut choisir d’émettre deux catégories de parts, des parts de capitalisation et des parts de distribution. Vous avez, alors, la possibilité de réaliser à tout moment des arbitrages entre les deux catégories de parts.

Les niveaux de rendement des OPC

Statistiquement, l’épargne boursière fait partie des secteurs financiers les plus rentables sur le long terme.
Sa bonne rentabilité est due au niveau élevé des intérêts et des dividendes versés par les sociétés. Et aussi, à l’évolution positive des cours boursiers, malgré quelques périodes de crises (cracks).

Pour analyser la performance d’un OPC, il faut prendre en compte l’évolution de sa valeur liquidative. Mais aussi, le montant des revenus qu’il distribue chaque année.
En pratique, le rendement d’un OPC dépend surtout de la composition de son portefeuille : titres monétaires, obligations, actions, etc.
C’est pourquoi, quelles que soient les compétences de ses gestionnaires, la valeur de chaque fonds est surtout liée à l’évolution des marchés financiers.

Comparaison des rendements

Les résultats passés ne préfigurent pas les résultats futurs ! Mais, la connaissance des performances d’un OPC permet d’évaluer sa rentabilité. Et, de la comparer avec celle de son indicateur de référence. Mais aussi, avec celle des autres OPC de la même catégorie.

Ainsi, vous choisissez de souscrire des OPC qui correspondent le mieux à votre horizon de placement. Et, surtout, au niveau de rentabilité que vous espérez :
  1. Elevé : ce niveau de rendement s’obtient en investissant à long terme, en SICAV ou FCP détenant des actions et/ou des valeurs immobilières.
  2. Moyen : pour atteindre ce niveau, les fonds diversifiés (composés d’actions et d’obligations) se recommandent sur le moyen terme.
  3. Faible : aujourd’hui, ce niveau s’obtient avec des fonds composés de placements monétaires. Mais, en contrepartie, ces fonds procurent une excellente disponibilité et sécurité.
Important : sachez que si vous privilégiez la rentabilité de vos placements, vous renoncez à une certaine sécurité.
Mais, quelques soient les types d’OPC dans lesquels vous investissez, au départ, vous pouvez, plus tard, réorienter votre épargne. Notamment, en réalisant des arbitrages, selon l’évolution de la conjoncture, de votre situation personnelle ou de votre profil d’épargnant.

3. Performances des d'OPC

Sur les 12 dernières années (du 1/1/2010 au 31/12/2021), les performances annualisées des diverses catégories d’organismes de placement collectif ont été les suivantes :

Ces performances sont calculées nettes de frais de gestion, hors frais d’entrée ou de sortie (source Banque de France).

Cependant, il faut relativiser les dernières performances du placement en actions. Car elles dépendent essentiellement de la date et de la durée de l’investissement. Et notamment, du cycle au cours duquel l’investissement a été réalisé et conservé (cycle haussier ou baissier).
En outre, les performances passées ne préfigurent pas les résultats futurs !

Synthèse sur les performances des OPC

On constate que le rendement des OPC d’actions se situe régulièrement au dessus du taux d’inflation et des taux d’intérêts des obligations.

En outre, les fluctuations annuelles (hausse ou baisse) du cours des actions s’avèrent beaucoup plus importantes que celles des obligations. Donc le risque de perte en capital, comme la possibilité de réaliser des plus-values, se situe à un niveau plus élevé.

En conclusion
  1. Les fonds monétaires (0,09% l’an) ne rapportent plus rien depuis plusieurs années. En effet, les taux des placements effectués sur les marchés monétaires ont été négatifs ou proches de zéro en 2020. Mais, bien que n’étant pas garantis, les placements monétaires ne présentent pas de risques. Et, ils préservent, plus ou moins, le capital investi.
  2. Les fonds obligataires (1,84% l’an) sont soumis aux risques des taux d’intérêts à long terme. Ces taux ne cessent de baisser. Ils se situaient à 0,30% dans la zone Euro, en 2021. C’est donc sur les places financières internationales que les OPC peuvent procurer une rendement supérieur au taux d’inflation.
  3. Les fonds mixtes (3,56% l’an) offrent un bon compromis en matière de rendement et de risque. Car, ils sont investis en actions et obligations diversifiées, au niveau mondial. Ce qui leur permet de profiter des hausses grâce aux actions et de réduire les risques du portefeuille par le biais des obligations.
  4. Les fonds actions (8,03% l’an) sont réservés aux épargnants avertis, qui acceptent de prendre des risques plus ou moins élevés.

Ainsi, l’investissement dans un organisme de placement collectif (OPC) d’actions et d’obligations est considéré comme un placement de long terme. Car, l’allongement de la durée de l’investissement permet de gommer les fortes variations de cours.
C’est pourquoi, il est conseillé d’investir en bourse des sommes régulières, plutôt qu’une somme importante, en une seule fois.

Sécurité

Une espérance de forte plus-value en capital est synonyme de prise de risque élevée. En recherchant une meilleure performance de vos placements sur les marchés boursiers, vous renoncez à une certaine sécurité.

Les risques du placement en OPC

S’ils sont placés en bourse, les organismes de placement collectif (OPC) présentent des risques de perte en capital. En effet, un portefeuille de valeurs mobilières est exposé à plusieurs types de risques.

Un risque émetteur

C’est un risque propre à chaque entreprise qui émet des titres. Ce risque dépend de plusieurs facteurs. D’une part, de l’environnement économique de la société, de son secteur d’activité et de son mode de gestion. Et, d’autre part, de sa situation financière qui peut se détériorer et entraîner sa faillite. Dans un portefeuille, le risque émetteur s’élimine partiellement, grâce à une diversification judicieuse des titres.

Un risque de marché
Le risque de marché suit l’évolution de l’économie et la psychologie des investisseurs :
  • une période de taux d’intérêts élevés ou d’inflation peut faire baisser le cours des valeurs.
  • la croissance économique aura des conséquences positive sur le cours des actions. Par contre, ce sera l’inverse, en période de récession.
  • des chocs économiques ou politiques dans le monde peuvent avoir une incidence sur l’économie et sur le cours des valeurs, en particulier.
  • la confiance ou la méfiance des investisseurs à l’égard de l’économie ou de la bourse peut provoquer la hausse ou la baisse des marchés. Jusqu’à entraîner un crack boursier, dans le pire des cas.

Tous ces risques sont difficiles à éliminer totalement. Cependant, il existe des solutions pour diminuer les risques liés aux investissements en valeurs mobilières.
La principale solution consiste à diversifier votre investissement sur plusieurs types d’OPC (actions et obligations). Cela permet d’améliorer la performance globale de votre épargne, si la bourse progresse. Et, de limiter les risques de perte, si elle baisse.
Il est admis qu’un portefeuille diversifié a de bonnes chances de procurer un rendement positif, au bout de quelques années.

Les niveaux de sécurité des OPC

Le niveau de sécurité des sommes investies en OPC dépend de la composition de son portefeuille. Et, en conséquence, de son niveau de risque, sur une échelle numérique de 1 à 7.

Le niveau de risque 1 correspond au meilleur niveau de sécurité d’un OPC, car le risque 0 n’existe pas !
Cependant, on peut classer les OPC par rapport à leur niveau de sécurité.

1. Le meilleur niveau de sécurité (risque 1 à 2)

Le meilleur niveau de sécurité s’atteint en choisissant des fonds monétaires.
Ces fonds se composent de titres de créances négociables et de bons du Trésor dont la durée de vie est courte. Ces fonds présentent un risque très faible.
Cependant, depuis quelques années, le marché monétaire enregistre des taux de rendements extrêmement bas et même négatifs. Ce qui peut provoquer, sur certains fonds, non seulement une rentabilité nulle, mais, aussi, une légère perte de capital.

2. Le niveau de sécurité moyen (risque de 3 à 5)

Un niveau de sécurité moyen s’obtient en répartissant judicieusement vos SICAV ou FCP sur les marchés d’actions et d’obligations
La part consacrée à chacun de ces marchés dépend du niveau de risque que vous êtes prêt à accepter. Les risques liées aux obligations étant bien moindres que ceux des actions.
Les fonds à vocation générale conviennent parfaitement à un niveau de sécurité moyen. Car, ces fonds sont contraints de respecter certaines règles de diversification de leurs placements, afin de limiter leurs risques.

3. Le niveau de sécurité le plus faible (risque de 6 à 7)

La sécurité de votre épargne sera très faible, si vous espérez des plus-values boursières. Notamment, par le biais des OPC d’actions. En effet, ces OPC présentent des risques de perte en capital. C’est pourquoi les fonds actions doivent être investis à long terme, par des investisseurs avertis.

Important : Quelque soit le niveau de sécurité des OPC dans lesquels vous investissez, vous pouvez plus tard, réorienter votre épargne. Notamment, en réalisant des arbitrages en fonction de l’évolution de la conjoncture, de votre situation individuelle ou de votre profil d’épargnant.

La garantie des titres

Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) protège les investisseurs contre la défaillance de leur banque ou prestataire de services d’investissement. Il indemnise les clients sous certaines conditions et limites.
La garantie des titres couvre l’indisponibilité des instruments financiers tels qu’actions, obligations, parts d’OPCVM … jusqu’à 70 000 € par client et par établissement.
En savoir plus sur la garantie des dépôts et de résolution et ses exclusions  : www.garantiedesdepots.fr
Vous avez donc intérêt diversifier vos avoirs auprès de divers organismes financiers. Car, d’une part, tous n’ont pas les mêmes niveaux de services ou de frais financiers. Et, d’autre part, vous divisez les risques et augmentez vos garanties en cas de défaillance d’un ou plusieurs intermédiaires.

Disponibilité

Un placement est considéré comme disponible ou liquide lorsque vous pouvez disposer des sommes investies :
  1. Quand vous en avez besoin, immédiatement ou très rapidement.
  2. Sous la forme d’espèces ou par virement sur votre compte-chèques.
  3. Sans risque de perte en capital ou de pénalité contractuelle, réglementaire ou fiscale.

La disponibilité de l’épargne boursière s’apprécie surtout lorsque vous pouvez vendre vos titres, à tout moment, à un prix supérieur à leur prix d’achat. C’est pourquoi, dans certains cas, vous devrez peut-être attendre des conditions de prix plus favorables, pour réaliser une plus-value ou éviter une moins-value.

De même, pour bénéficier de certains avantages fiscaux, il est nécessaire de conserver vos titres pendant plusieurs années (5 ans sur le PEE (plan d’épargne entreprise) et sur le PEA (plan d’épargne en actions). Ou encore, 8 ans sur un contrat d’assurance-vie en unités de compte).

Comment disposer du capital investi en OPC ?

Sachez qu’en général, l’épargne boursière n’est pas bloquée !
Si vous souhaitez récupérer votre capital investi en parts d’OPC, vous devez, d’abord, vérifier leur dernière cotation. Ensuite, en fonction de l’évolution de la valeur des parts (gains ou pertes), vous déciderez de les conserver ou de les vendre.
Dans ce dernier cas, vous passerez un ordre de vente, auprès de votre banquier dépositaire. En général, après l’exécution d’un ordre, quelques jours suffisent pour créditer votre compte-chèques de la valeur des OPC vendus.

Durée conseillée d’un placement en OPC

Compte tenu des risques en capital, un investissement en OPC constitué d’actions et d’obligations s’entend comme un placement à moyen et long terme (7 à 10 ans). C’est le temps nécessaire pour percevoir suffisamment de revenus et compenser une baisse soudaine des cours (crack).
C’est pourquoi, avant d’investir en OPC, déterminez votre horizon de placement. C’est à dire la durée pendant laquelle vous allez conserver ce placement.

Cependant, la durée de placement des sommes investies dans un OPC dépend essentiellement de la composition de son portefeuille. Le Document d’Information Clé de l’Investisseur (DICI) indique, notamment, la durée de détention recommandée.
  • Les OPC monétaires, généralement destinés aux placements à court terme, se conservent quelques mois. En effet, bien qu’il n’y ait pas ou peu de frais d’entrée ou de sortie sur ces OPC, les gestionnaires prélèvent des frais courants de gestion. Ces frais peuvent faire baisser la valeur liquidative d’un fonds. Notamment, en période de taux d’intérêts négatifs sur les marchés à court terme.
  • Concernant les OPC d’obligations, une durée minimum de 5 ans est préconisée.
  • Par contre, les OPC diversifiés et les OPC d’actions se recommandent généralement sur une durée minimum de 7 à 10 ans.

Attention ! Lorsque les OPC comprennent des frais d’entrée ou de sortie, il est nécessaire de conserver ces valeurs suffisamment de temps pour amortir ces frais et rémunérer le capital investi.

Fiscalité des OPC

En règle générale, les gains provenant des valeurs mobilières, dont les OPC, sont imposables. Cependant, il existe de nombreux avantages fiscaux spécifiques à l’épargne boursière.

Imposition des gains

Depuis le 1.1.2018, les revenus et les plus-values mobilières sont soumis à la Flat Tax. C’est à dire au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (soit 12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux).
Ainsi, si vos revenus sont soumis à un Taux Marginal d’Imposition supérieur à 12,8%, vous êtes avantagés.

Par contre, si votre Taux Marginal d’Imposition est inférieur à 12,80% ou si vous êtes non imposable, vous pouvez opter pour la déclaration des revenus. Dans ce cas, vous aurez le droit de déduire les frais de garde de vos titres, ainsi que les abattements suivants :
  1. Abattement forfaitaire de 40% sur les dividendes d’actions. Il s’applique automatiquement sur le montant déclaré. Ainsi, les dividendes ne sont imposés qu’à concurrence de 60% de leur montant brut.
  2. Abattement général sur les plus-values mobilières. Si les titres ont été acquis avant le 1.1.2018, l’abattement s’élève à 50%, si leur durée de détention se situe entre 2 et 8 ans ; il s’élève à 65% au delà de 8 ans de détention.

Avantages fiscaux

Par ailleurs, les pouvoirs publics encouragent les épargnants à investir en bourse, grâce à des incitations fiscales :
  1. Exonération d’impôt sur le revenu (mais pas des prélèvements sociaux) sur les gains boursiers réalisés sur un Plan d’Epargne en Actions (PEA) ou sur un Plan d’Epargne Entreprise (PEE). Mais, à condition que la durée des plans soit au moins égale à 5 ans.
  2. Crédits d’impôt accordés lors de la souscription de FCP à risques, à condition de conserver ces titres pendant au moins 5 ans. Il s’agit des parts de capital de certaines PME ; parts de FCP dans l’innovation ou de parts de fonds d’investissement de proximité (FIP).
  3. Exonération d’impôt sur les gains boursiers obtenus dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, si le contrat dure au moins 8 ans.
  4. Pas d’impôt sur la possession du capital financier. En effet, depuis le 1er janvier 2018, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), qui remplace l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), ne taxe que les biens immobiliers.

Transmission

Les modalités de transmission des valeurs mobilières diffèrent selon qu’il s’agit d’une transmission en cours de vie. Ou d’une transmission après le décès du titulaire. Et aussi, selon la nature du support qui loge les OPC : un compte-titres ordinaire (CTO), un plan d’épargne en actions (PEA) ou un contrat d’assurance-vie.

Au cours de la vie

Tant qu’il est vivant, le titulaire d’un compte-titres ordinaire dispose de tous ses capitaux comme il l’entend. Il peut, soit les retirer en partie ou en totalité, soit effectuer des donations au profit d’un tiers, par transfert sur le compte de la personne bénéficiaire. Par contre, la cession d’un PEA est interdite.
De même, votre PEA ne se transmet pas par donation ou par testament. Cette impossibilité joue même pour le conjoint ou les enfants.

Après le décès

Dès qu’elle a connaissance du décès, la banque bloque les comptes-titres individuels, ouverts au nom du titulaire décédé. Et, elle garde les fonds jusqu’au règlement de la succession.
Un compte-titres joint n’est pas bloqué par le décès. Il peut faire l’objet d’une clôture après la vente ou le transfert des titres. Ou encore, d’un changement d’intitulé, si le co-titulaire est le conjoint survivant.
Ensuite, la banque attend que les héritiers se manifestent, soit directement auprès d’elle, soit par l’intermédiaire du notaire chargé de la succession.
Une fois que la banque reçoit l’acte de dévolution de l’actif successoral, les titres peuvent être conservés en indivision par les héritiers. Ou encore, ils peuvent être transférés à un ou plusieurs héritiers, ou vendus.

Formalités après décès 

A savoir ! les formalités s’avèrent souvent complexes et coûteuses, auprès de la banque et du notaire, chargés de la succession.
Les héritiers attendent parfois très longtemps avant de récupérer les actifs successoraux.
En outre, les avoirs en épargne boursière en dépôt sur un compte-titres ou un PEA font l’objet d’une déclaration de succession par les héritiers directs ou légataires.

Précision importante : Les OPC logés sur les contrats d’assurance-vie sont soumis à des règles particulières de transmission, sur le plan juridique et fiscal.

Synthèse sur les OPC

Avantages des OPC
5/5

1. Un très grand choix d’investissements

Il existe de nombreuses catégories d’OPC. Chacune correspond à une stratégie, un horizon de placement et un niveau de rendement ou de sécurité spécifique.

Par exemple, vous pouvez diversifier vos investissements en OPC :
  • Dans divers types d’actifsactionsobligationsépargne immobilière, etc.
  • Sur de multiples zones géographiques : l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie, les pays émergents, etc.
  • Dans certains secteurs économiques : industrie, luxe, BTP, etc.

En outre, l’investissement en OPC vous permet d’accéder à des marchés peu disponibles et difficiles d’accès pour les particuliers. Par exemple, les marchés des obligations et des actions étrangères.
De même, l’accès à l’investissement immobilier est possible, par le biais des OCPI et des SCPI.

Ainsi, grâce à la multitude des OPC mis à votre disposition, vous pouvez facilement :
  • Constituer un portefeuille adapté à vos propres objectifs patrimoniaux.
  • Acquérir des OPC dont le portefeuille est déjà très diversifié.

2. Un placement accessible

Vous pouvez souscrire un ou plusieurs OPC, à partir de montants peu élevés. Quelques dizaines d’euros suffisent pour vous constituer un capital, en une seule fois ou régulièrement.
Les organismes de placement collectif (OPC) vous permettent d’acquérir indirectement des valeurs mobilières. Et cela, même si vous n’avez ni le temps de vous en occuper, ni les connaissances nécessaires.

3. Une gestion professionnelle et sécurisée

Tous les OPC commercialisés en France sont agréés et controlés par l’autorité des marchés financiers (AMF). Ils doivent respecter certaines règles de fonctionnement et d’information des épargnants.
Les fonds sont gérés par des professionnels spécialisés, eux-mêmes agrées par l’AMF.
Grâce aux informations contenues dans le DICI, vous pouvez connaître exactement le type de gestion que propose le fonds. Ainsi, vous pouvez choisir le niveau de risque correspondant à votre profil d’épargnant (sécuritaire, prudent, équilibré ou dynamique).

4. Une opportunité pour valoriser votre capital

A cause de ses faibles taux d’intérêt, l’épargne bancaire ne garantit plus le pouvoir d’achat des capitaux investis.
Par contre, les OPC vous donnent l’occasion de réaliser des plus-values en bourse ou dans l’immobilier.
C’est un excellent moyen de diversifier et de valoriser vos avoirs financiers.
Choisissez des supports plus risqués (OPC d’actions), si vous n’avez pas besoin de votre épargne rapidement. Car, les fonds monétaires et obligataires ne génèrent qu’une très faible rentabilité.

5. Des avantages fiscaux

L’investissement en OPC profite des avantages fiscaux réservés aux valeurs mobilières.
Notamment, s’il est effectué dans le cadre des supports privilégiés tels que : le Plan d’épargne en actions (PEA), l’assurance-vie en unités de compte, les FCP à risques, etc.

Inconvénients des OPC
3/5

1. Une dépendance à l’évolution des marchés

La valeur des investissements exposés sur certains marchés est soumise à de nombreux aléas. Citons par exemple, les marchés des actions, des obligations ou de l’immobilier.
En effet, bien que les OPC soient gérés par des professionnels, ils présentent un risque de perte en capital. Notamment, en cas de baisse des cours de leurs actifs, dont les causes peuvent être multiples.

2. Attention aux frais !

Informez-vous bien sur les frais de courtage et les droits de garde appliqués sur les comptes-titres ordinaires (CTO) et sur le plan d’épargne en actions (PEA).
Comparez les frais prélevés par les société de gestion des fonds et par les intermédiaires. Car, le montant total de ces frais peut diminuer considérablement le rendement de votre placement, sur la durée.
Certains montants ou pourcentages de frais peuvent être négociés. Notamment les frais d’entrée sur les OPC qui sont destinés à commissionner les intermédiaires (banquiers ou courtiers), mais rarement les frais courants de gestion.
NB. Les frais de gestion des OPC d’actions internationales (environ 1,80%) sont plus élevés que ceux des OPC d’actions Françaises ou Européennes. Et, ceux des Trackers sont les moins coûteux (environ 0,33%).

3. Un investissement de longue durée

Mis à part les fonds monétaires, la majorité des OPC sont investis en obligations, en actions ou dans l’immobilier. Les cours de ces valeurs peuvent fluctuer dans des proportions plus ou moins importantes.
Ainsi, pour amortir les variations de cours, il est préférable de respecter la durée de placement recommandée par le fonds, avant de retirer vos capitaux.
Cependant, la plupart des placements en bourse ne sont pas bloqués. Donc, en cas de besoin urgent, vous pourrez revendre vos titres, mais avec un risque de perte en capital.

Remarque : la plupart des OPC à vocation générale possèdent une trésorerie suffisante pour vous racheter, rapidement, vos actions ou vos parts d’OPC, en cas de besoin.
Mais, avant de souscrire un OPC, n’hésitez pas à vous renseigner sur les conditions de rachat des parts.

Conseils pratiques

Avant d’investir en OPC

  • Comparez les fonds afin de choisir le produit qui correspond le mieux à vos objectifs et à votre profil d’épargnant.
  • Choisissez le type de fonds qui vous intéresse pour son potentiel de rendement. Après avoir choisi, comparez-le avec d’autres fonds similaires (performances passées, frais, etc.).
  • Vérifiez que la stratégie d’investissement vous paraît claire et convaincante.
  • Informez-vous sur son niveau de risque, en lisant le DICI.
Après avoir investi dans un OPC
  • Suivez régulièrement le fonds dans lequel vous avez investi. Car, des changements peuvent intervenir dans la vie de votre fonds.
  • Prenez connaissance de ses performances, au fil des ans, en le comparant avec d’autres fonds de la même catégorie. Dans le DICI, les performances sont calculées nettes de frais.
Les conseils de l’AMF (1) Les bonnes pratiques pour investir en Fonds et SICAV :
  • Choisissez vos investissements en fonction de vos objectifs, de votre sensibilité au risque et de vos horizons de placement.
  • Gardez à l’esprit qu’en contrepartie d’un potentiel de rendement plus ou moins important, l’investissement dans un fonds peut être risqué. La plupart des fonds présentent un risque de perte en capital et les performances ne sont jamais garanties. Mais, en diversifiant sur plusieurs types de fonds et en investissant sur le long terme, il est possible de réduire ce risque.
  • Investissez, uniquement, l’épargne dont vous pouvez vous passer sur plusieurs années (au moins 7 à 10 ans pour les fonds d’actions).
  • Avant d’investir, lisez attentivement le DICI et assurez-vous de bien comprendre la stratégie d’investissement présentée.
  • Vérifiez que le produit est agréé par l’AMF et qu’ il est autorisé à la commercialisation en France.
  • Prenez connaissance des frais et des conditions de rachat.
  • Suivez régulièrement l’évolution de votre placement.
L’AMF assure une bonne protection des investisseurs
  • Les fonds bénéficient d’un cadre légal et réglementaire strict.
  • L’AMF délivre des agréments aux sociétés de gestion de portefeuille et assure un suivi de celles-ci durant toute leur vie.
  • L’AMF agrée les créations de fonds et de SICAV ainsi que leurs modifications. Attention, l’agrément de l’AMF ne constitue en aucun cas une recommandation de souscription.
  • Les actifs (c’est-à-dire les actions, les obligations, etc.) dans lesquels l’épargne des investisseurs est investie sont conservés chez un dépositaire et sont protégés en cas de faillite de la société de gestion.

(1) Les conseils de l’AMF, Autorité publique indépendante, chargée de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés : https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/placements-collectifs/opc-fonds-sicav/ce-quil-faut-savoir-sur-les-placements-collectifs-fonds-et-sicav
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